Définitions lettre L

Qu'est ce que c'est?/

Le dictionnaire de la mode

Découvrez tous les termes de la mode et de la Haute Couture, des techniques de couture, aux étoffes précieuses, des matières étonnantes à la fabrication !

Le Grand Atelier vous propose le meilleur des outils pour décrypter le domaine passionnant de la mode de A à Z !

Définitions par lettre

A   B   C   D   E   F   G   H   I   J   K   L   M   N   O   P   Q   R   S   T   U   V   W   X   Y   Z

DÉFINITION L

  • Qu'est-ce qu'un LABEL?

 

Mot anglais qui désigne dans le secteur de la mode une marque, mais aussi les spécificités de l’étiquette d’un vêtement, certifiant son origine, ses méthodes de fabrication et sa composition.

  • Qu'est-ce qu'un LACET?

 

Petit cordon obtenu par tressage servant à lacer les chaussures, un bustier...

  • Qu'est-ce qu'un LAINAGE?

 

Étoffe confectionnée à partir de laine.

  • Qu'est-ce que la LAINE?

 

La laine est un matériau d'origine animale qui est constitué de fibres kératiniques, principalement d'ovins et utilisé dans la production textile, notamment pour ses capacités d'isolant thermique.

Légalement, on désigne par « laine » les fibres du mouton ainsi que les fibres d'autres animaux (mais dans ce dernier cas on appelle toujours ces textiles par leur nom) dont la toison est composée de fibres kératiniques tels que la chèvre angora (dont les fibres de toison sont désignées par « laine mohair »), le lapin angora (dont les fibres de toison sont désignées par « Angora »), la chèvre dite cachemire (dont les fibres de toison sont désignées par le même terme « cachemire »), le lama, l'alpaga, le guanaco, le chameau domestique, yack, etc. La laine est utilisée dans tous les domaines du textile : vêtements, accessoires, chaussants, écoconstruction, ameublement, décoration, etc.

L'amélioration de la quantité et de la qualité de laine produite a été un thème important en zootechnie ovine, mais l'est de moins en moins avec la perte de valeur financière de la laine sur les marchés.

Par extension et abus de langage, le mot « laine » est aussi utilisé pour désigner d'autres matériaux, souvent d'origine minérale ou fabriqués par synthèse chimique, présentant des caractéristiques communes, comme leur pouvoir isolant ou leur apparence, et utilisés dans le bâtiment : laine de verre, laine de roche, laine de bois...

  • Qu'est-ce que la LAINE DE BISON?

Quelle est la laine la plus chère du monde?  Ce n'est pas le cachemire, ni même l'angora et le cachemire, mais un fil provenant du duvet d'un animal vivant sur un territoire plutôt froid. La laine la plus chère serait la toison du bison d'Amérique ou du bœuf musqué.

En période hivernale, la fourrure du bison est plus drue que l'été. Elle est dotée de deux types de poils: le duvet et les poils de protection. Le duvet est constitué de poils très fins de 12 à 29 microns de diamètre. Un fil très chaud et très doux, mais également très frayeux.

En effet, il faudra compter une soixantaine d'euros les 50 grammes, ce qui correspond à 180 mètres de fils. Ce fil est mélangé à 10% de buffalon.

Dans une gamme similaire, il existe également le qiviut, qui est le duvet du bœuf musqué, un animal vivant dans les régions arctiques, en Alaska, au Canada et au Groenland. On imagine donc facilement qu'il a ce qu'il faut comme laine chaude sur le dos. Le poil est aussi très fin (11 à 13 microns de diamètre), tout aussi fin que le poil de cachemire et huit fois plus chaud que la laine de mouton. La laine de qiviut est au prix de 55 euros la pelote de 50 grammes (200 mètres). C'est un fil est très fin.

 
  • Qu'est-ce que la LAINE DE CHAMEAU?

La laine est de meilleure qualité chez les grands camélidés et plus touffu chez le chameau de Bactriane que chez le dromadaire, du fait apparemment que le premier séjourne l'hiver dans des pays très froids ce qui lui attribue une fourrure avec des fibres plus longues.

La récupération de la fourrure chez les premiers, se fait par tondage, particulièrement au Kazakhstan et en Mongolie. Le mâle peut ainsi produire plus de 5 kg de fourrure, mais des chiffres étonnants de 18 kg sont révélés dans la littérature. Le chameau mongol présente les fibres les plus fines. Cette espèce a été choisie depuis plusieurs dizaines d'années et on obtient des fibres du genre cachemire ce qui permet d'obtenir des étoffes de qualité luxueuse.

 
 
  • Qu'est-ce que la LAINE MÉRINOS?

Laine de belle qualité issue des moutons de race mérinos.

  • Qu'est-ce que la LAINE PEIGNÉE?

La laine peignée est une laine qui est passée à travers des peignes de plus en plus fins afin d'éliminer les fibres les plus courtes et les dernières impuretés laissées par le cardage. En France, les principales usines de filatures de laines peignées sont situées dans la région du Nord-Pas-de-Calais, notamment à Fourmies, Roubaix et à Tourcoing.

Technique:

Après être passé par le processus du cardage, la laine cardée peut subir l'étape du défeutrage, puis enfin celui du peignage. Les fibres composant le ruban à la sortie de la carde ne sont pas rigoureusement alignées; certaines sont encore emmêlées: aussi dit-on qu'elles feutrent. Avant de peigner ce ruban, il faut le défeutrer, c'est-à-dire le régulariser, le paralléliser et en redresser les fibres.

Cette opération complète et parfait le cardage des laines passant par le cycle peigné. Le peignage vise principalement à éliminer les fibres très courtes, appelées blousses, et les dernières petites impuretés qui subsistent encore. Pour ce faire, le ruban de carde passe au travers d'une succession de peignes de plus en plus fins. Comme le cardage, le peignage fournit une matière première pour la filature, sous forme de rubans de peigné. La quantité de blousses qui est le sous-produit de la laine peignée varie selon les qualités (entre 5 et 12 %).

La laine semi-peignée est analogue à la laine peignée, à savoir: préparation à la filature, filature, bobinage et retordage. Mais elle se distingue par sa finition moins fine. Elle est sujette au peluchage et boulochage. Cette laine semi-peignée est utilisée notamment pour les tapis et les couvertures.

Le "casimir" est un tissu de lainage assez léger, de laine peignée à base de serge.

 
  • Qu'est-ce que la laine LAMBSWOOL?

Mot anglais désignant la laine d'agneau.

 
  • Qu'est-ce que la laine SHETLAND?

La laine Shetland est une laine solide issue des moutons de l'espèce "Shetland". Le tissu Shetland est créé à partir de fils drus et robustes tissés en armure "sergée". La plupart du temps, les fils sont chinés et semés de fils blancs. On utilise la laine Shetland est pour la confection de manteaux, vestes, costumes et déguisements.

 
  • Qu'est-ce qu'une LAINE SUPER 100's?

 

Un nombre suivi de la lettre S sur l’étiquette d’un tissu ou d’un vêtement en laine est indique la finesse de la fibre de la laine avec laquelle la veste à été confectionnée. Ces nombres suivis de la lettre S ont vu le jour en Angleterre où le procédé de filage peigné a été créé pour préciser la finesse du fil de laine. L'appellation Super 100’s, Super 110’s, Super 120’s, Super 130’s, etc … qualifie donc la finesse de la fibre de la laine, c’est-à-dire son diamètre mesuré en microns.

Le nombre précédant le "S" indique la quantité de laine utilisé pour produire les métrages de fils. Un tissu de laine super 100's correspond à 1kg de laine filée pour obtenir 100 kilomètres de fil. Plus ce nombre est élevé, plus le fil obtenu sera fin car pour le même poids, nous obtiendrons un fil plus long, qui sera donc plus fin.

La quantité de fil utilisé pour créer chaque mètre de tissu varie d’un drapier à l’autre. Avec la même qualité de fil, si le drapier utilise un plus grand nombre de fils, il aura un tissu plus lourd, plus résistant avec une main beaucoup plus généreuse avec un bel aplomb. C’est la raison pour laquelle certains tissus en Super 100’s auront une main plus agréable que d’autres tissus en Super 120’s. Ce nombre S n’est donc pas forcément un gage de qualité, mais plutôt un travail réalisé sur la laine dans le but d’obtenir une fibre la plus fine possible. Le titrage d'un tissu n'est pas le seul élément à prendre en compte pour la qualité d'un tissu de laine, sa provenance est déterminante.

Une fibre plus fine apportera plus de brillance, de souplesse et de douceur au tissu, cependant il sera aussi plus fragile. Un tissu plus fin peut donc être une qualité mais également un défaut selon l'usage que l'on en fait. En grande mesure, on choisira plutôt une laine en super 100's ou super 120's maximum car la confection d'un costume réalisé entièrement à la main nécessite un tissu moins souple avec une main plus franche afin d'éviter certains plis disgracieux apparaissant notamment sur le revers de col et sur les têtes de manches. Un tissu fin peut donc froncer à certains endroits de la veste. Cependant, certains puristes amateurs de grande mesure apprécient ces plis car ils signifient une confection réalisée à la main.

  • Qu'est-ce que la laine SUPERFINE?

Tissée dans une qualité supérieure de fil aux fibres longues et fines, la laine superfine est soyeuse, légère tout en ayant de l'allure.
La laine superfine ne peluche pas et ne froisse quasiment pas.
L'endroit du tissu est mat et l'envers et satiné.
Idéal pour des robes, des jupes, des pantalons et des vestes.

 
  • Qu'est-ce que la LAIZE D'UN TISSU?

Largeur d’un tissu, d’une bordure à une autre.

 
  • Qu'est-ce que la LAQUE?

Matériau verni et brillant, savamment lustré, qui est utilisé dans la confection d’accessoires et bijoux fantaisie.

Produit que l'on vaporise sur la chevelure pour fixer la coiffure.

 
  • Qu'est-ce qu'une LAVALLIÈRE?

Sorte de cravate foulard, nouée de manière souple et élégante, formant deux coques tombant sur la chemise ou le chemisier. Très prisée d'abord par les femmes, puis les artistes et les étudiants au XIXe siècle, elle est aujourd'hui un accessoire peu utilisé, généralement lors des mariages. Doit son nom à Louise de La Vallière, maîtresse de Louis XIV.

 
  • Qu'est-ce qu'un LEGGING?

Entre le collant et le pantalon. Fabriqué dans des matières moulantes et élastiques, il est confortable à souhait, passe-partout, indispensable à la ville et au sport pour une allure décontractée ou plus sexy.

 
  • Qu'est-ce que le LIBERTY?

Imprimé au motif floral, constitué d’une multitude de petites fleurs colorées, en coton, originaire de l’Angleterre, très prisé des collections estivales et qui confère un style romantique un peu enfantin.

 
  • Qu'est-ce que le LIÈGE?

Désigne un matériau utilisé pour la fabrication des semelles de chaussures compensées et à plateformes, imperméable, solide et de couleur brun clair identique à celui utilisé pour les bouchons de liège qui ferment les bouteilles de vin.

 
  • Qu'est-ce qu'une LIGNE EMPIRE?

Désigne un style vestimentaire caractérisé par le port de la taille très haute et ajustée par une large bande de tissu, juste en dessous de la poitrine, ce qui a pour effet de la rehausser.

 
  • Qu'est-ce que le LIN?

Fibre textile naturelle des plus anciennes et connue au monde, qui a une très belle tenue, à la fois épaisse et souple, utilisée dans la confection de vêtements élégants et classique, mais aussi pour le linge de maison.

Fabrication:

Cette étoffe s'obtient par macération des tiges de lin (rouissage) à même le sol sous l'action des intempéries, afin d'en extraire les fibres. Ces fibres sont ensuite broyées et raclées pour en retirer la partie ligneuse (teillage) puis peignées afin qu'elles soient filées et enfin tissées pour constituer une toile.

La France est le principal pays d'Europe à cultiver le lin textile (ou lin fibre), essentiellement en Picardie, en Normandie, en Bretagne et dans le Pas-de-Calais et aussi la Belgique en Flandre

Une partie importante de la production est réalisée en Europe de l'Est mais il existe toujours une production de grande qualité et plus locale en Irlande, Italie et Belgique.

Les procédés de transformation ont évolué: ils respectent l’environnement et ne produisent pas de déchet mais des produits dérivés dont pâte à papier, paillettes (paillis), graines et huile de lin, etc.

Grâce aux nouveaux traitements de finissage comme easy care et notamment défroissables, le lin conserve au fil du temps ses qualités, il ne se déforme pas et ne peluche pas.

De nos jours, cette toile sert à la fabrication de vêtements, de linge de maison ou de tissus d'ameublement.

Caractéristiques:

Il s'agit d'une fibre végétale issue d'une culture demandant peu d'engrais et de pesticides.

Sa qualité de fibre naturelle en fait une étoffe anallergique, isolante et lui donne la propriété d'être un régulateur thermique (isolant l’hiver, respirant l'été). Résistante à la lumière et à l’eau, elle peut s'utiliser dans des pièces humides (salle de bains) ou s'exporter à l'extérieur de la maison ("lin outdoor" dans coussins, housses de fauteuil, nappes de terrasse). Mélangée à d'autres fibres, elle se prête à des textures variées (stretch avec élasthanne, transparence du "lin dévoré" avec viscose et polyester, "maille de lin" souvent associée à de la laine).

Historique:

D'après une récente découverte, les plus anciennes traces de la culture du lin datent d'il y a plus de 36 000 ans, en Géorgie occidentale. Cependant, l’identification des fibres et même l’interprétation des auteurs au sujet de leur trouvaille ont été mises en doute. De toute manière, les fibres coloriées retrouvées dans la fouille provenaient sûrement du lin sauvage.

Cultivé depuis 9 000 ans en Asie mineure, le Linum usitatissimum a été utilisé par l’homme d’abord pour produire de l’huile, et plus tard, comme textile, destiné à produire des objets utilitaires et des vêtements. Cette innovation s’est produite pendant le néolithique, dans un même espace géographique, le sud du Levant, avant l’apparition de la poterie, et coïncide avec le passage progressif d’un mode de vie basé sur la chasse et la cueillette à un autre basé sur l’élevage et l’agriculture, liés à la sédentarité et à la naissance des divinités.

Le lin a été introduit en Europe, il y a 2 000 ans. Les Babyloniens et les Égyptiens utilisaient des cordes en lin. Les fines bandelettes entourant les momies des pharaons étaient aussi en lin. Il en fallait près d'un kilomètre pour momifier un adulte.

De nouveaux usages apparaissent au XXème siècle, la fibre de lin pouvant dans certaines résines et bétons remplacer la fibre de verre utilisée comme matériau de renforcement.

 
  • Qu'est-ce que la LINGERIE?

Ensemble des sous-vêtements féminins.

 
  • Qu'est-ce que la LIPOPHOBIE?

La lipophobie (du grec λιποφοβία du λίπος lipos "gras" et φόβος phobos "peur"), est une propriété chimique des composés chimiques qui signifie "rejet des graisses", littéralement "peur des graisses". Les composés lipophobes sont ceux qui ne sont pas solubles dans les lipides ou autres solvants non polaires. De l'autre point de vue, ils n'absorbent pas les graisses.

" Oléophobie " (du latin oleum "huile", grec ελαιοφοβικό eleophobico de έλαιο eleo "huile" et φόβος phobos "peur") fait référence à la propriété physique d'une molécule qui semble être repoussée du pétrole. (Strictement parlant, il n'y a pas de force répulsive impliquée; c'est une absence d'attraction. )

La substance lipophobe la plus courante est l'eau .

Les fluorocarbures sont également lipophobes/oléophobes en plus d'être hydrophobes .

 
  • Qu'est-ce que la LISIÈRE D'UN TISSU?

Bord latéral des tissus. En général, elle mesure 1 cm de large et diffère du reste de la matière en étant plus serré ou en présentant des petits points tout du long.

 
  • Qu'est-ce que le plastique LUCITE?

Autre nom pour l’acrylique qui désigne une matière plastique ayant l’apparence du verre et très utilisée dans la confection d’accessoires et de bijoux fantaisie.

 
  • Qu'est-ce qu'un LODEN?

 

Le loden est un tissu de laine imperméable originaire du Tyrol, au sud de l'Allemagne et de la province de Bolzano. Étoffe douce, souple, résistante et chaude, à l'aspect laineux et feutré, elle sert avant tout à la confection de manteaux, d'où l'appellation "Loden" ainsi que de capes, jupes et pantalons.

Ce tissu appartient aux bergers tyroliens et à l'histoire des Alpes. Depuis le Moyen Âge, l'étoffe de loden est produite par les paysans du Tyrol et des Dolomites: sa couleur est alors grisâtre, comme la laine brute de leurs moutons.

Le loden devient une étoffe tendance quand la filature Mössmer confectionne un manteau en loden de couleur blanche pour l'empereur François-Joseph: de toile rustique pour paysans avec l'ajout de laine mérinos, elle évolue en étoffe élégante pour habits d'équitation et de chasse estimée par la noblesse austro-hongroise.

D'origine grise, sa couleur devient blanche, rouge, noire, bleu marine, beige et finalement vert sombre, la plus courante aujourd'hui.

En 2010, la filature Mössmer crée le premier loden ignifugé, une gamme particulièrement conditionnée pour les tissus d'ameublement telles que les tentures.

  • Qu'est-ce que le LOOK?

Look, terme anglais qui signifie littéralement coup d'œil ou regard, est utilisé en français pour désigner un aspect, une apparence, un style. En anglais, pour désigner le look, la tenue vestimentaire, on emploie "looks" qui est au pluriel.

Par exemple de look: le hipster, le yuppie (ou golden-boy), le gothique etc.

 
  • Qu'est-ce que le LOOSE FIT?

Terme anglais utilisé pour désigner des coupes de vêtements amples et confortables.

 
  • Qu'est-ce qu'une LOW BOOT?

Désigne un type de bottes basses, en cuir, coupées juste au-dessous de la malléole, fermées le plus souvent par une fermeture sur le côté ou s’enfilant simplement.

 
  • Qu'est-ce que le LUREX®?

Fil textile gainé de polyester qui lui donne son aspect métallique.

 
  • Qu'est-ce que le LUSTRE?

Brillant d'un tissu ou d'une matière.

 
  • Qu'est-ce que le LUXE?

Le luxe (lat. luxus) est le mode de vie consistant à pratiquer des dépenses somptuaires et superflues, dans le but de s'entourer d'un raffinement fastueux ou par pur goût de l'ostentation, par opposition aux facteurs ne relevant que de la stricte nécessité. Par extension, le luxe désigne également tous les éléments et pratiques permettant de parvenir à ce niveau de vie. L'aspect d'inutilité du luxe est à la base de l'expression « C'est du luxe ! », familière dans son utilisation pour qualifier quelque chose de superflu. Un produit de luxe désigne un produit d'une très grande qualité, raffiné, coûteux et rare, même si de nos jours les frontières du luxe sont tenues volontairement floues par les entreprises commercialisant produits et prestations.

HISTOIRE DU LUXE

Selon le dictionnaire Larousse le luxe est le " caractère de ce qui est coûteux, raffiné, somptueux. Gilles Lipovetsky, un philosophe française, soutient que " Longtemps, il n’y a eu qu’un seul luxe, celui de l’ostentation et du prestige, avec des châteaux et parures qui servaient à marquer son rang. Ce luxe statutaire, inaccessible pour presque tous, existera toujours pour ceux qui veulent afficher leur réussite. " mais que cette définition unique du luxe ne tient plus dans les sociétés modernes. L'anthropologue Nicolas Chemla affirme " Le luxe est une démesure qui fait dire qu’il n’est pas seulement beau, mais sublime. Il fait basculer l’homme dans le registre des passions ". Le sociologue Frédéric Monneyron défend que " Le luxe est un reflet des évolutions de la société, de ses désirs et ses inquiétudes ". La psychothérapeute Catherine Bronnimann y voit un marqueur de classe sociale, ceux ayant les moyens économiques de se procurer et de porter des produits le faisant afin de combler un " désir d’appartenance à une classe ".

Le luxe véritable n'apparaît généralement pas dans une seule forme ou réalisation et s'accorde mieux avec une certaine profusion semblant si possible illimitée. Le luxe est donc naturellement associé à la richesse qui permet des investissements qui visent le pur agrément et non le profit. Dans le luxe, l'abondance s'associe au superflu pour conférer un sentiment de grande aisance matérielle et de raffinement du goût. Au XVIIIème siècle, cette sensation particulière a été fixée par Voltaire dans une formule un rien paradoxale : « Le superflu, chose très nécessaire » (poème Le Mondain, 1736).

C'est sans doute en Asie que se situe pendant plusieurs siècles l'épicentre de l'idée de luxe, avec ses pierres précieuses, ses laques, ses épices ou la soie, loin de la notion de productivité actuelle.

En France, une étape importante dans l’émergence d’une tradition du luxe est d’ailleurs le développement de la culture du mûrier pour le ver à soie, sous Henri IV, dans le midi et le centre, même si la fabrication de la soie existait à Lyon depuis la Renaissance. Une autre étape, à l'époque de Louis XIV est la constitution des grandes manufactures. Le luxe n'est pas considéré par tous, dans cette France du XVIIIème siècle, comme un stimulant économique : au contraire, il était généralement accusé de nombre de maux comme de s'accroître au détriment des besoins élémentaires des pauvres ou de favoriser la corruption des mœurs, en particulier celles de la jeunesse.

Pour autant, Paris acquiert à cette époque une réputation de « capitale du luxe » même si cette évolution n'est pas du goût de tous : « Que le luxe, croissant tous les jours, commence à devenir un usage onéreux et insoutenable au monde qui l'a inventé, que c'est d'ici [Paris] qu'il se répand dans toute l'Europe… » (Massillon, Panégyrique de Saint Louis). Ce développement d’une tradition du luxe en France s’accélère avec l’émergence d’une profession, les marchandes de modes, en contact avec une clientèle intéressée par les mécanismes de l’ostentation et de la séduction, les membres de cette Cour vivant désormais dans l’entourage immédiat du Roi depuis Louis XIV, et se voulant au-dessus des contingences communes. Ces marchandes de modes constituent un rouage déterminant entre les producteurs d’étoffe, les manufacturiers, les couturiers d’une part, et les consommateurs d’autre part. Elles sont à la fois en prise directe avec ces derniers, et donneurs d’ordre des différentes activités concernées. Elles vont diffuser constamment de nouvelles tendances, introduire une variation continuelle des parures, et cristalliser également cette notion de luxe autour de la figure de quelques créateurs, dont la fameuse Rose Bertin. À la veille de la Révolution française, on ne veut plus simplement une robe dans la haute société, on veut du Bertin. Suit, une soixantaine d'années plus tard, sous le Second Empire, la création de marques telles que Cartier, Hermès ou Vuitton. La bourgeoisie a supplanté la noblesse et revendique le droit au luxe. C’est également sous ce Second Empire que Charles Frederick Worth, couturier français d'origine britannique bénéficiant du soutien du régime impérial, lance ce qui va devenir la haute couture, en y associant une dimension de rêve et de mystère.

Bien plus tard, autour de quelques grands couturiers, parfumeurs et industriels, la constitution de grands groupes — souvent familiaux — de l'industrie du luxe se réalise aux environs des années 1990, sur l'héritage historique d'artisans devenus marques de luxe internationales. La France, « championne mondiale du luxe » concentre d'ailleurs plus de la moitié des quinze marques les plus importantes, qu'elles soient françaises ou appartenant à un groupe national. Les années 2010 voient également se développer d'importantes entreprises du luxe, dans les cosmétiques par exemple, en France.

Cette tradition du luxe qui s’implante en France et en Europe gagne aussi dès le XIXème siècle le nouveau continent, et notamment les États-Unis. Dans cette société initialement très puritaine, le luxe se conçoit comme une des récompenses du travail, un signe de la réussite dans la compétition, et de l’achèvement du processus de civilisation. Il y est « public », et s’affirme y compris dans les buildings, du Woolworth Building à la Trump Tower. Il est une partie intégrante du projet social américain. Il repousse les frontières de la consommation, comme la conquête de l’Ouest a repoussé les frontières du pays, et il s’exprime dans un « goût américain » qui rejette l’entassement hétéroclite des styles et des époques de l’Ancien Monde.

En Asie, dans un pays tel que le Japon, le luxe a été longtemps, comme en France, le privilège de l’aristocratie. Puis avec l’ouverture à l’Occident, et surtout la défaite de 1945 suivi d’un spectaculaire redressement du pays qui devient l’une des grandes puissances économiques du monde, la consommation de produits de luxe est devenue preuve du succès. Certaines marques occidentales deviennent des marqueurs de la réussite. Une nouvelle culture du luxe y est cependant en train d’y émerger au XXIème siècle, prenant davantage de distance avec l’Occident, pour affirmer son identité propre. En Chine, l’attrait pour le luxe n’est pas tourné vers les siècles passés et un certain «  âge d’or » en la matière, mais vers le monde.

Dans le sous-continent indien, l’idée de luxe reste imprégnée de la riche histoire culturelle de cette contrée, qui a été historiquement au carrefour de différentes civilisations. Deux termes sont associés à cette notion. Le premier, vilas, d’origine sanskrit, évoque le plaisir et l’excès. Le second, aish, d’origine arabe, est lié au plaisir sensuel, au confort, et ouvre sur l’idée de profiter de la vie jusqu’au bout. Aishwarya, qui malgré la ressemblance, n’a pas de lien étymologique avec aish, signifie, en hindi, opulence, ostentation, et est issu d’une racine, ish, évoquant les Dieux. Il n’y a pas d’idée de «péché» associé : le luxe et la fortune sont le résultat de la place tenue dans la société. Mais l’hindouisme exhorte les personnes vivant dans le luxe à savoir s’en dégager temporairement et à en faire bénéficier leur entourage, le vrai sage étant celui qui renonce à tout. L’Inde a également hérité de l’empire moghol le goût de la mise en scène somptueuse du pouvoir.

POIDS ÉCONOMIQUES DES ENTREPRISES DU LUXE

Le luxe s'exprime dans tous les domaines où le plaisir importe, puisqu'il y contribue par un registre particulier et quelquefois le constitue presque entièrement, particulièrement pour ceux qui ont le goût du luxe. Ainsi, le luxe peut-il participer à un type de bonheur et être subjectivement vécu sous des apparences fort modestes. Comme l'écrit en 1751 Denis Diderot dans l'article « Luxe » de l’Encyclopédie : « Sans un immense superflu, chaque condition se croit misérable. » Un produit de luxe représente avant tout un label de qualité : l'acheteur sait par avance qu'il a été produit grâce à un savoir-faire au sommet de « l'état de l'art » d'une profession et est donc prêt à payer la qualité d'un tel produit.

Le luxe favorise la créativité et l'innovation technique, il stimule les multiples secteurs d'activité qui peuvent conforter tout « consommateur » dans le sentiment qu'il jouit d'une certaine aisance et d'un certain goût. De plus, quand le luxe, quoique toujours un peu élitiste et exceptionnel, peut se concilier avec les séductions de la mode, il incite à des achats de renouvellement qui peuvent ne plus correspondre à aucun besoin réel mais s'avérer très favorables au commerce, voire à une approche de type obsolescence programmée. Dès le XIXème siècle, chez les joailliers anglais par exemple, une partie de l'industrie du luxe s'est orientée vers la diffusion massive de produits pour le grand public. C'est également le cas de nombre de stylistes aux États-Unis ayant choisi une diffusion plus large, mais luxueuse, de leurs créations vestimentaires, au contraire des restrictives maisons de couture parisiennes, investissant par là un segment premium ou masstige.

De nos jours, le luxe reste un domaine dynamique en pleine croissance où l'Europe domine avec suprématie. Avec la constitution des grosses entités vers la fin du XXème siècle, le luxe connait une progression moyenne annuelle de 5 % par an depuis plus de trois décennies pour atteindre un chiffre d'affaires mondial de 850 milliards de dollars. Mais le luxe ne se résume pas à la création de vêtements de haute couture, même si cette création en reste l'archétype. Il touche de nombreux autres domaines variés comme l'hôtellerie, les voyages ou encore la gastronomie et le vin. Car au delà de l'appropriation d'un bien, « ce qu'on achète dorénavant c'est un style de vie […] On est à l'affût de l'inattendu, du mythique, de l'expérientiel de haute qualité » complète Marc Abélès.

L'Afrique compte également des marques de luxe comme l'entreprise sud-africaine Yswara, fondée en 2012, qui produit des thés, la marque de chocolat bio du Ghana 57 Chocolate, les maroquinier Okapi et Hamethop (Afrique du Sud) ou Zashadu (Nigéria). Le développement du luxe africain et en Afrique est menée par des femmes comme Swaady Martin (thé), Leticia N'Cho Traoré (conciergerie) ou Rosette Rugamba (tourisme). En 2018 le marché africain du luxe est évalué à 6 milliards de dollars. Selon Stéphane Truchi de l'IFOP, le continent est « l'une des régions les plus stratégiques au monde » pour le marché du luxe.

Selon l’économiste américain William Baumol, l’industrie du luxe est une industrie progressive car les changements  “ technologiques et organisationnels qu’elle adopte [...] ne touchent pas à l’identité de cette industrie “.

Depuis les années 2000, des entreprises proposent des téléphones de luxe, couverts de pierres précieuses ou de métaux rares, qui peuvent se vendre plusieurs centaines de milliers de dollars. Selon le cabinet Mc Kinsey & Company, 40 % de la production mondiale des produits de luxe sort dans des ateliers italiens.

La pandémie mondiale de Coronavirus de 2020 frappe durement le secteur du luxe. Franck Delpal, économiste à l'Institut Français de la Mode, évalue une baisse mondiale du chiffre d'affaires du secteur d'environ 20%.

LUXE ET MODE

Le luxe et la mode sont deux univers distincts de la vie socio-économique, et pourtant sont souvent confondus. Les phénomènes de modes ont été longtemps cantonnés aux classes sociales les plus aisées, et pour cette raison associés au luxe. Mais le rapport au temps est différent. La mode, par nature, joue du changement, et des ruptures, là les marques de luxe s’imposent une continuité stylistique, veulent incarner une tradition et rêvent d’intemporalité. La mode, autre que la haute couture, s'appuie désormais sur une industrialisation des processus de production pour s’adresser au plus grand nombre, là où le luxe souhaite le plus souvent maintenir des pratiques de production plus artisanales, associées à une rareté du produit.

Pour autant, les objets de luxe ne peuvent échapper à l’évolution sociale et aux changements des modes de consommation. Mieux encore, les marques de luxe peuvent chercher à mettre à contribution les leviers de la mode pour « rester sous les feux de la rampe », redynamiser régulièrement leur image, et préparer l’avenir de leurs produits. Ce distinguo entre le monde du luxe et le monde de la mode, et les passerelles entre ces deux univers, sont illustrés par exemple par les propos en 2019 de Michael Burke, PDG de Louis Vuitton, sur l’activité joaillerie de son groupe et une nouvelle collection conçue par Francesca Amfitheatrof : « Nous sommes une marque de luxe qui fait de la mode, pas l’inverse. La joaillerie doit survivre aux tendances, assurer une certaine continuité ».

LUXE ET ART, L'ARKETING

Le luxe et l'art ont en commun des mécanismes de séduction, notamment l'effet Veblen : le prix élevé d'un produit peut le rendre plus désirable, et le faire entrer dans le monde du luxe, ou de l'art. Le consommateur a besoin de se sentir un esthète dans une boutique de luxe. C'est, d'une certaine façon, la « transfiguration du banal » d'Arthur Danto. Durant le XXème siècle, les entreprises de luxe ont investi dans l'art, notamment aux États-Unis, en France et en Italie, par le mécénat, l'événementiel et le financement de lieux d'exposition. « Pour les maisons de luxe, la culture est le premier domaine choisi pour le mécénat, car elle véhicule des valeurs communes comme la beauté, l'excellence, la rareté », peut ainsi affirmer la directrice de communication de l'Admical. La création de fondation, par Cartier, Prada, Vuitton, etc., s'inscrit dans cette même logique. De même que l'implantation d'un musée au milieu de 250 boutiques de luxe à Hong Kong, le K11 Musea au sein du K11, dans The Masterpiece.

STRATÉGIES DES ENTREPRISES DU LUXE

Magasin Hermès à Bombay (2012).

Pour des groupes tels que LVMH et Kering en France, la définition du luxe doit rester floue : seuls la publicité ou le merchandising de leurs marques imposent leur conception du luxe, afin de pouvoir regrouper sous cette dénomination nombre de produits n'ayant parfois aucun points communs ; ils doivent convaincre que le produit appartient à ce domaine, que ce soit par de larges dépenses dans des campagnes internationales ou par l'implantation d'un réseau de distribution très sélectif. Pour cela, ces entreprises exploitent diverses techniques issues du « marketing du rêve » (dreamketing en anglais) afin de développer un univers dit luxueux autour de marchandises émanant d'origines diverses, le tout avec une obsolescence programmée afin de favoriser un désir permanent et un renouvellement perpétuel. La « désirabilité » reste d'ailleurs un élément clef nécessaire voir indispensable du luxe. La notion de luxe fait ainsi le grand écart entre le plus cher des produits et un simple flacon de parfum griffé d'un nom prestigieux.

Par leurs actions de communications ainsi que le poids qu'elles imposent aux médias, ces marques ont abrogé les frontières qui contingentaient le luxe : plusieurs décennies auparavant, chaque entreprise dite « de luxe » possédait un quasi-monopole sur son domaine respectif : Louis Vuitton était un malletier, Hermès un maroquinier-sellier, Dior une maison de couture… de nos jours, les univers se mélangent : Vuitton fait du prêt-à-porter, Hermès habille les hommes sur mesure et Dior est leader dans l'univers du parfum. La diversification et la concurrence compliquent encore à définir le luxe et à déclencher la pulsion d'achat ; de plus, la multiplication de lignes annexes, sous une même marque, entraine parfois la disparition du positionnement luxe. Certaines entreprises, par cette vulgarisation de leur nom dans les produits les plus divers, s'y sont perdues, à l'image d'un Pierre Cardin vendant des stylos ou de la marque Yves Saint Laurent sur des cigarettes : côtoyer le commerce de masse en descendant de gamme revient à quitter le luxe. « Les enseignes doivent à la fois surfer sur cette folle croissance tout en conservant le même niveau de qualité. ». La cohérence de l'ensemble de ces offres diverses, si elles souhaitent être perçues comme appartenant au luxe, s'impose donc en premier lieu par une exigence forte de cette qualité.

Outre cette notion qualitative émanant d'un travail particulier parfois manuel, le « savoir-faire », le luxe se définit également par une question de rareté, de frustration à ne pas posséder, mais également de prix ; celui-ci doit être élevé : une marchandise de luxe ne peut, dans sa nature, éviter de « signifier qu’elle vaut cher. » Malgré tout, le « positionnement prix » du produit est un choix important devant rester en adéquation avec l'image de l'entreprise et sa clientèle ; cette clientèle définit elle aussi la notion : Nicolas Hayek précise que « le luxe est identifié par celui qui le porte » et Marc Abélès affirme que ce n'est « rien d'autre que l'exhibition par l'élite de son statut supérieur ». Catherine Bronnimann est sur les mêmes positions et souligne que " Le luxe tel qu’on le connaît est d’abord un désir d’appartenance à une classe."

Un nouveau point d'attention des industries du luxe, attentives aux critiques à leur égard, et à l'évolution des sociétés, est constitué par les préoccupations éthiques, écologiques et de développement durable. Hermès ou LVMH, par exemple, ont été ainsi pris à partie sur l'utilisation de la fourrure et la maltraitance des animaux, par l'association People for the Ethical Treatment of Animals (PETA). Le sujet du cruelty-free, ou des composants naturels, sans paraben ou sans substances animales prend également de l'importance dans le domaine des cosmétiques, et surtout dans les critères de choix des nouvelles générations de consommateurs. Autre exemple, dans la joaillerie, après des pionniers en la matière tels que Jewellery Ethically Minded (JEM), le joaillier suisse Chopard fait le choix, sur ses approvisionnements d'or, de s'obliger à une traçabilité et de privilégier des extractions de cette matière précieuse qui soient certifié Fairmined. François-Henri Pinault, patron de Kering, annonce également que ses entreprises de joaillerie vont progressivement utiliser de l'« or éthique », sans pour autant recourir à une certification de ces approvisionnements par un organisme tiers.

Afin de maintenir leurs approvisionnements, leur indépendance face aux façonniers, la qualité des produits lors de la fabrication, puis le niveau de marge au moment de la vente, les groupes du luxe ont rapidement évolué vers un modèle d'intégration verticale jusqu'au réseau de distribution ; si ce modèle n'est pas applicable uniformément à tous les produits, il est plus particulièrement adapté à la maroquinerie. L'intégration verticale permet également, en sécurisant de façon exclusive toute la chaine, de minimiser la liberté pour un concurrent de s'intégrer dans un domaine donné : ainsi par exemple, en achetant des tanneries, les fabricants de sacs interdisent la fournitures de la matière première à d'autres entreprises. C'est également le cas des points de vente que les entreprises de luxe possèdent en propre et qui commercent au détriment du multi-marque plus concurrentiel. Ainsi, le luxe montre plusieurs barrières freinant l'entrée de nouveaux intervenants, permettant aussi de maintenir une certaine « rareté » des produits, principe de ce domaine. Le souhait de contrôle de l'ensemble de la chaine reste une démarche relativement récente loin du principe des licences qui prévaut lors de la seconde moitié du XXIème siècle.

 
  • Qu'est-ce que le LYCRA®?

Marque commerciale de la fibre d'élasthanne.

L’élasthanne, élasthane, ou Lycra, est une fibre synthétique réputée pour son élasticité.

Historique:

Mis au point en 1958 par le scientifique Joseph Shivers de la société américaine DuPont après dix années de recherche, ce matériau, initialement appelé "fibre K", est dérivé du polyuréthane. Plus résistant que le latex, il est apprécié pour son élasticité.

Élasthanne se traduit en anglais par spandex ou elastane. Lycra est la marque commerciale déposée par la société DuPont; elle est désormais propriété de la société Invista.

Dès le début des années 1960, l'élasthanne s'est répandu dans l'industrie textile.

En 1970, l'élasthanne s'est introduit dans le marché des vêtements de sport, d'abord dans le domaine du cyclisme, puis de la gymnastique et de la danse.

Dans les années 1980, son usage s'est élargi à d'autres vêtements comme les pantalons dits stretch, composés de toile de coton (éventuellement en denim pour les jeans), auquel il est ajouté une petite proportion d'élasthanne (entre 2 et 10 %) qui les rend étirables. À cette époque, la tendance des vêtements moulants est décuplée en occident.

En 1989, cinq anciens employés de l'usine de production DuPont située à Mercedes, en Argentine, ont dérobé les procédés de fabrication dans le but de les restituer à leur compagnie en échange d’une somme de dix millions de dollars. Après une course poursuite aux États-Unis puis en Europe, les malfaiteurs ont été arrêtés à Genève lors d'une opération menée par le FBI et la police suisse.

Utilisation:

L'industrie textile a rapidement adopté l'élasthanne comme matière première dans la conception de nombreux vêtements, dès lors que l’élasticité devenait un argument pour des raisons de confort ou d'esthétique.

On retrouve de nombreux vêtements contenant de l'élasthanne dans le domaine sportif, en particulier pour les maillots de bain, les justaucorps et collants de danse ou de gymnastique, les combinaisons de ski et vêtements, de patinage ou de bobsleigh, les shorts de cyclistes ou de coureurs à pied, gants, etc.

Cela n'exclut cependant pas le domaine du vêtement "traditionnel". D'autres articles textiles intègrent de l'élasthanne dans leur composition: chaussettes, sous-vêtements, pulls à col roulé, pantalons, soutien-gorge, etc. L'utilisation de cette nouvelle matière a donné naissance au vêtement moulant.

L'élasthanne entre également dans la fabrication d'habits pour femmes enceintes.

Caractéristiques:

Parmi les avantages de l’élasthanne, on retrouve les caractéristiques suivantes:

  • une élasticité importante (résistance à 600 % d’allongement avant rupture);

  • un retour à la forme d'origine après étirement;

  • un séchage plus rapide qu'un tissu "ordinaire".

 
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