Définitions lettre C

Qu'est ce que c'est?/

Le dictionnaire de la mode

Découvrez tous les termes de la mode et de la Haute Couture, des techniques de couture, aux étoffes précieuses, des matières étonnantes à la fabrication !

Le Grand Atelier vous propose le meilleur des outils pour décrypter le domaine passionnant de la mode de A à Z !

Définitions par lettre

A   B   C   D   E   F   G   H   I   J   K   L   M   N   O   P   Q   R   S   T   U   V   W   X   Y   Z

DÉFINITION C

 
  • Qu'est-ce qu'un CABAN?

Veste assez décontractée, le caban est un manteau court, imperméable et chaud. Il est parfois composé d'une capuche, les poches positionnées au niveau des hanches comprennent en générale un rabat, le col quant à lui est assez large. Il est assez souvent de couleur foncé, c'est à dire bleu marine ou noir avec un double boutonnage, une coupe croisée et six boutons sur lesquels est gravée une ancre.

  • Qu'est-ce qu'un CABAS?

 

Grand sac souple à l'origine pour porter les provisions ; aujourd'hui utilisé au quotidien.

  • Qu'est-ce qu'un manteau CACHE POUSSIÈRE?

 

Manteau ample avec ou sans manches porté par dessus les vêtements. Créé au début du 20ème siècle avec le développement de l'industrie automobile. Le manteau cache-poussière est devenu un attribut récurrent dans les westerns.

  • Qu'est-ce que CACHEMIRE?

 

Le cachemire est une fibre animale, provenant du sous-poil long et soyeux des chèvres cachemire. Il appartient à la famille des tissus d'espèces endémiques, dont la production et la fabrication sont limitées à la seule zone géographique d'origine des caprins, soit un territoire qui s'étend du nord du Cachemire Pakistanais au nord de la Mongolie.

En hiver, pour protéger les chèvres du vent glacial et froid (entre -30 et −40 °C), un duvet serré de poils fins et souples vient doubler leur pelage d'été. Ce duvet, gris foncé, est tondu à la cisaille ou enlevé à la brosse au moment de la mue de printemps sur la poitrine des chèvres. Il est ensuite blanchi au moyen d’une préparation de farine de riz, puis teint de diverses couleurs avant d'être tissé, lavé, assemblé par des coutures imperceptibles et entouré d’une bordure qui encadre les dessins.

Types de fibres:

  • Brute - il s'agit de la fibre qui n'a pas été travaillée, c'est-à-dire la fibre qui provient directement de l'animal

  • Traitée - il s'agit de la fibre quand on lui a retiré les poils les moins fins, qu'on l'a lavée, cardée et qu'elle est prête à être transformée en fils, à tricoter ou à coudre

  • Vierge - il s'agit de la fibre transformée en fils, tissus ou vêtements pour la première fois

  • Recyclée - il s'agit des résidus de tissus qui ont déjà été tissés ou qui ont feutré; et qui peuvent avoir été déjà utilisés

Histoire:

Le poil de cachemire (aussi connu comme "cachemire") est une fibre fine (de 19 à moins de 12 microns) et très douce, qui est obtenue à partir du poil de la chèvre cachemire, à la fin de l'hiver.

Son nom vient de la région du Cachemire, où était initialement élevée une sous-espèce de chèvres à cornes. Bien qu'il existe des références plus anciennes, la naissance d'une industrie du cachemire dans cette région est généralement située au XVème siècle.

Il a été introduit en Europe au tout début du XIXème siècle par Jean-Baptiste Decrétot pour sa manufacture de Louviers et par le Baron Guillaume Louis Ternaux, puissant manufacturier, inventeur des célèbres "Châles de Ternaux". En 1830, l'industrie du cachemire se développe en Écosse, à partir de métiers français. Aux États-Unis, c'est la ville d'Uxbridge, Massachusetts qui a été le berceau de l'industrie du poil de cachemire. La Chine et l'Italie ont aussi une industrie du cachemire développée.

Production:

La République populaire de Chine en est le premier producteur mondial (95 % de la production se fait dans la région autonome de Mongolie-Intérieure), suivie par la Mongolie.

La Chine aurait une production de 10 000 tonnes par an. La Mongolie produit environ 2 700 tonnes, tandis que le Pakistan, l'Iran, l'Afghanistan, la Turquie et les républiques d'Asie centrale offrent des quantités importantes mais moindres. La production annuelle mondiale est estimée entre 13 000 et 18 000 tonnes.

Le pur cachemire, qui s'obtient en enlevant la graisse animale, la saleté et les poils grossiers, représente quant à lui un peu moins de 6 000 tonnes.

La production annuelle moyenne par chèvre est de 150 grammes.

Le pur cachemire peut être teint et filé en fils, en bonneterie, pulls, chapeaux, gants, chaussettes et autres vêtements, ou en tissus coupés et assemblés pour des vêtements tels que manteaux, vestes, pantalons, pyjamas, écharpes, ou couvertures et autres articles. Jusqu'au XIXème siècle cependant, il était essentiellement utilisé pour produire des châles.

Écologie:

L'élevage intensif de chèvres, dû à l'augmentation de la consommation principalement occidentale, est la cause principale de la désertification de la province de Mongolie Intérieure. Celle-ci entraîne l'augmentation des vents de poussière qui se répandent à l'est, particulièrement sur la région de Pékin, depuis plusieurs années.

De grands programmes ont été mis en œuvre depuis 2002 dans la région rurale de Mongolie intérieure, axés sur deux projets principaux: d’une part, le retour des terres cultivées à la sylviculture, d’autre part l’interdiction des pâtures et la réinstallation des pasteurs nomades.

Le gouvernement provincial a déjà bloqué un tiers du territoire, dans l'espoir vain de redonner vie à la steppe. En effet c'est par grâce à un pâturage contrôle que la prairie sèche ne se désertifie pas.

  • Qu'est-ce qu'un CAFTAN?

 

Vêtement oriental en forme de longue robe, à l'origine fourré et richement décoré.

  • Qu'est-ce qu'une CAGOULE?

 

Coiffure en tricot qui couvre la tête et le cou, ne laissant visibles que les yeux et la bouche. Également appelée passe-montagne.

  • Qu'est-ce qu'une CAPE?

 

La cape est un vêtement sans manches, qui se porte posée sur les épaules, souvent fixée autour du cou par un cordon ou une broche. Les formes, la longueur et les matières sont variables. Elle peut se présenter avec ou sans capuche, avec ou sans passe-bras. Ce type de vêtement offre une protection contre les intempéries.

Histoire:

Les premiers modèles de cape datent de l'Empire romain et ne laissaient apparaître que le visage. Elle était largement utilisée à l'époque médiévale. Son ampleur et sa forme permettaient différents usages (manteau, couverture, etc.). À la Renaissance, ses coupes deviennent plus ajustées et sa clientèle plus bourgeoise. Pendant les années 1920, aux États-Unis, la cape est portée courte, en fourrure. Pendant les Trente Glorieuses, elle est portée par les jeunes femmes aisées avant de progressivement tomber en désuétude.

De nos jours:

En France, la cape fait toujours partie de l'uniforme des préfets. En Suisse, elle est portée par les huissiers de la Confédération et des cantons. De plus, elle est encore utilisées dans les églises parmi les vêtements liturgiques et fait partie du costume des membres de l'Académie française.

Elle revient sur le devant de la mode à la suite du long hiver 2012-2013. Durant l'année qui suit, plusieurs marques (Chloé, Marni, Mulberry ou encore Givenchy) l'intègrent dans leurs collections.

  • Qu'est-ce qu'une CAPUCHE?

 

La capuche ou le capuchon (parfois aussi nommé "capuce" chez les moines) est une coiffe conçue soit pour encadrer le visage, soit pour le cacher; de fait, il a généralement une forme de voûte.

La capuche fait souvent partie intégrante d'un vêtement, d'un manteau ou d'un imperméable (une sorte de grand bonnet qui couvre la tête et qui se rabat sur les épaules) et est souvent imperméable. La capuce monastique était cependant autrefois une pièce de vêtement indépendante.

Son utilité principale est de protéger le porteur des intempéries (vent, pluie, froid) et chez les moines d'encourager l'isolement méditatif.

Description:

Elle peut être en toile de lin amidonnée, en carton souple décoré, en paille tissée ou en drap épais. Elle comporte parfois des liens pour la maintenir qui permettent de la rabattre en arrière sans la perdre, elle se désigne alors aussi sous le terme de chaperon.

Elle peut descendre plus ou moins bas sur les épaules ou au milieu du dos. Quand elle comporte une très longue pointe qui part du haut du crâne, on parle de liripipion; couvre-chef très en vogue dans les années 1300, parfois la pointe était si longue qu'elle se portait enroulée sur la tête comme un turban.

Les femmes la portaient comme un bonnet avec de longues extrémités qui s'enroulaient sur la tête à la manière d'un turban. Elle peut être brodée ou encore ornée de fil de fer, de manière à faire une pointe au milieu du front avec les deux côtés qui remontent.

Actuellement, la capuche est aussi un accessoire de mode porté même en l'absence de vent ou de pluie, notamment par certains adolescents en zone urbaine ou par certains chanteurs de hip-hop.

Histoire:

Au Moyen Âge, il est considéré comme un accessoire sophistiqué et élégant.

C'est aussi un signe religieux chez les moines qui sur leur "robe de bure" portent une grande "capuce" (mot d'origine italienne, qui sera aussi à l'origine du nom des capucins ainsi nommés en raison d'une capuce particulièrement longue).

Les capucins parfois aussi désignés comme "Frères du Capuce" se sont d'ailleurs offusqué de voir d'autres ordres ou sectes religieuses copier leur long capuce. En particulier l'ordre des capucins attaque celui des récollets au motif que ces derniers ont trop allongé la forme de leur capuce.

En 1670, un moine, le frère Clément de Marseille a écrit un texte intitulé La capuchonade ou mémoire sur l’excellence et les prérogatives du capuce.

  • Qu'est-ce qu'une CALOTTE?

 

Chapeau ajusté et sans bord qui ne recouvre que le dessus de la tête.

  • Qu'est-ce qu'un CALEÇON?

 

Sous-vêtement masculin couvrant plus ou moins les jambes selon qu'il est court ou long.

  • Qu'est-ce que le CAMAÏEU?

 

Nuance de tons qui se fondent les uns dans les autres donnant un imprimé doux et fondu.

  • Qu'est-ce que le CAMARGUAISE?

 

Désigne un type de bottes inspiré des bottes des gardians de la Camargue, la plupart du temps en cuir très souple, en daim ou en nubuck, de couleur claire, elles montent juste en dessous du genou.

  • Qu'est-ce qu'une CAMISOLE?

 

Sous-vêtement féminin en coton léger, couvrant le haut du corps et à manches longues bouffantes.

  • Qu'est-ce qu'une veste CANADIENNE?

 

L'appellation "canadienne" est née au Québec. C'est un manteau porté l'hiver, de coupe droite, de longueur 3/4 arrivant mi-cuisses, en général confectionné dans un tissu de laine épais, revêtu d'une capuche et paré de boutons à brandebourgs. Ce manteau peut être paré d'un col amovible garni de fourrure de mouton formé en châle et muni d'une ceinture. Il est également connu sous le nom de "duffel coat" que l'office de la langue française du Québec propose de remplacer par "canadienne".

Chez nous en France, c'est une veste imperméable en peau ou en toile, épaisse et longue dont la doublure est en général en peau de mouton. Elle s'est manifestée au début du 20ème siècle et s'est fait connaître par Jean Cocteau. Cette veste imperméable fut surtout portée dans les années 1950, mais a connu une réapparition sur le marché de la mode ces derniers temps.

  • Qu'est-ce qu'un CANEVAS?

 

Très grosse toile de lin, de chanvre ou de fil d'étoupe.

  • Qu'est-ce qu'une CAPE?

 

Vêtement qui se porte la plupart du temps en hiver, en dessus de la tenue, une sorte de manteau en laine, fourrure ou tissu, avec ou sans capuche, mais sans manche, qui se ferme à l’encolure, coupé assez simplement, mais classique, et donnant belle allure.

  • Qu'est-ce qu'une CAPELINE?

 

Chapeau féminin, élégant, aux bords larges pour protéger du soleil et une calotte bien ajustée. Se

décline en paille, en tissu, orné de tissu, de pierres, de plumes, ou d'autres fantaisies.

  • Qu'est-ce qu'un CAPRI?

 

Pantalon coupé court qui arrive juste au milieu du mollet.

  • Qu'est-ce qu'un CARACO?

 

Vêtement à l’origine populaire puisqu’il était porté par les paysannes au 18e siècle, le caraco est une chemise de femme, à fines bretelles, en broderie anglaise, ou en soie, détourné par la lingerie, mais qui peut se porter sur un jean ou une jupe, sexy ou romantique.

  • Qu'est-ce qu'un CARDIGAN?

 

Tricot à manches longues, mixte, qui se ferme à l’avant par des boutons, jusqu’à son encolure en V, ou plus ou moins échancrée.

  • Qu'est-ce qu'un CASAQUIN?

 

Le casaquin est une pièce du vêtement féminin de la fin du xviie siècle et du début du XVIIIème. Anciennement une petite casaque d'homme puis c'est un corsage ajusté porté sur la jupe par les femmes du peuple ou de la campagne.

  • Qu'est-ce qu'une CASQUETTE NEWSBOY?

 

Casquette qui ressemble à la casquette que portaient les jeunes hommes vendant les journaux dans les rues dans les années 20 aux États-Unis, avec une calotte souple et un bord mince et très rigide.

  • Qu'est-ce qu'une CASQUETTE DE BASEBALL?

 

Casquette qui ressemble à la casquette que portaient les jeunes hommes vendant les journaux dans les rues dans les années 20 aux États-Unis, avec une calotte souple et un bord mince et très rigide.

  • Qu'est-ce que CASSER UN TISSU?

 

Plier sa couture ou son tissu au fer à repasser.

  • Qu'est-ce qu'un chapeau CASTRO?

 

Chapeau assimilé à celui que portait le dictateur Cubain Fidel Castro, et qui s’apparente à une casquette dont la calotte comporte une large bande qui la sépare de la visière courte et plate.

  • Qu'est-ce qu'un CATOGAN?

 

Coiffure obtenue en ramassant une queue de cheval sur la nuque, comme pour la rouler d’une manière assez lâche réduisant ainsi sa longueur, et accrochée le plus souvent avec une fixation en forme de gros nœud ou un ruban noir plus discret.

  • Qu'est-ce que le CAT WALK?

 

Démarche spécifique avec laquelle les tops modèles doivent marcher lors des  défilés  de Haute Couture, de manière à la fois hautaine, mais langoureuse en se déhanchant le long du podium.

  • Qu'est-ce qu'une CEINTURE COULISSANTE?

 

Type de fermeture de pantalon ou de short, dont la taille s’ajuste à l’aide d’un cordon que l’on resserre ou desserre.

  • Qu'est-ce qu'un CHÂLE?

 

Grande pièce de tissu le plus souvent carré, en laine, en soie ou en coton, imprimé de motifs divers ou uni, que les femmes drapent sur leurs épaules pour se protéger de la fraîcheur dans un effet élégant et raffiné.

  • Qu'est-ce qu'une CHAMBRAY?

 

Toile de coton légère composée d’une trame blanche et d’une chaîne bleu ciel, très utilisé pour la confection de chemise en jean.

  • Qu'est-ce qu'un CHAPEAU?

 
  • Qu'est-ce qu'un CHAPEAU CRUSHER?

 

Le chapeau est un couvre-chef, devenu un accessoire de mode. Il se distingue des autres couvre-chefs par sa matière, le feutre, la présence d'un bord plus ou moins large, et sa mise en forme.

Chapeau qui s’apparente au chapeau de pêche, en épousant confortablement la tête, mais avec un bord assez petit et rigide, le plus souvent dans des couleurs kaki ou beige.

  • Qu'est-ce qu'un CHAPEAU DE PÊCHE?

 

Désigne un chapeau cloche en toile de coton assez épaisse, avec une calotte qui épouse la tête et un bord assez large et souple qui protège du soleil, dans des coloris de camouflage, beige ou kaki.

  • Qu'est-ce qu'un CHAPELIER?

 

Le chapelier pratique son métier dans une chapellerie. Il vend des chapeaux, des accessoires de tête… Il guide les clients lors de l'achat d'un accessoire de mode en prenant en compte les souhaits du client, de sa physiologie, de son allure, des évènements liés à l’achat ou des orientations de la mode. Sa main d'oeuvre en atelier comprend la mise en taille, accorder et décorer les chapeaux, restaurer et raccommoder.

Le chapelier peut également confectionner des chapeaux en quantité, en série: sur des formes de bois, en presse sur des formes en aluminium, en assemblant des tresses sur des machines chaînette, en combinant des coupes de tissu sur des machines piqueuses plates.

Selon sa position dans l’entreprise, il peut garantir la direction de l'établissement ou gérer un ou plusieurs salariés.

  • Qu'est-ce qu'une CHAPKA?

 

Coiffe originaire des pays de l’Est, confectionnée en fourrure qui recouvre la tête, le front, la nuque, et qui est munie de rabats amovibles pour englober les oreilles et les tenir au chaud.

  • Qu'est-ce qu'une CHARMEUSE?

 

Désigne à la fois un tissu synthétique délicat qui possède un côté brillant et un mat, et la pièce de lingerie féminine dont il est confectionné, qui est une sorte de nuisette.

  • Qu'est-ce qu'une CHAUSSETTE?

 

Une chaussette est un bas qui s'arrête à mi-jambe ou à la cheville et se porte à l'intérieur d'une chaussure. Le mot signifie petite chausse. Les chaussettes vont généralement par paire et sans différences entre le pied droit et le pied gauche, sauf pour certains usages techniques. Pour la pratique du sport en plein air, notamment le football ou le rugby, la chaussette longue est souvent utilisée. La socquette est une variante plus courte de la chaussette.

Il s'agit d'un tricot circulaire, raison pour laquelle la chaussette fait partie de la famille d'habillement dénommée "bonneterie". Une chaussette est toujours tricotée ouverte et est fermée à sa pointe lors de l'opération de manutention appelée "remaillage". La majorité des chaussettes sont remaillées selon trois grands procédés. La finesse de ce remaillage varie en fonction du niveau de finition. Plus le remaillage est délicat, moins le bourrelet de la couture est perceptible.

  • Le remaillage "rosso", du nom de l'inventeur de la machine est aussi appelé remaillage à l'aveugle. La chaussette est enfilée à l'envers dans un rail où une machine coud sans prendre en considération les mailles et forme un trait de couture;

  • Le remaillage "Line Toe" est une forme intermédiaire entre le remaillage rosso et le remaillage à la main. La machine coud entre les mailles;

  • Le remaillage à la main est la méthode la plus raffinée. Les chaussettes sont reprises à la main, maille par maille. À la suite de cette opération très consommatrice de main-d'œuvre, la couture est à peine perceptible au toucher. Cette méthode permet l'absence de bourrelet.

Selon les marques, les matières et les qualités, les chaussettes couvrent plus ou moins de tailles. Les chaussettes de luxe, qui sont entièrement en matières naturelles, ne sont pas élastiques et chaussent taille par taille. On ne retrouve cette exigence que chez de rares marques, italiennes en majorité (Gammarelli par exemple). Certaines marques font des doubles tailles (39-40, 41-42…). L'utilisation de matières synthétiques (Lycra) permet de fabriquer des triples ou des quadruples tailles (39-42). Certaines enseignes proposent une taille unique.

En outre, les matières naturelles limitent les mauvaises odeurs liées à la forte transpiration des pieds.

La chaussette est caractérisée par la jauge du tricot et par le diamètre du fil utilisé. Les différentes parties qui composent la chaussette sont le bord côte, la tige, le talon, la semelle, le cou de pied et la pointe.

Fonctions:

Les principales fonctions d'une chaussette sont:

  • avoir une bonne adaptation du pied à la chaussure, en particulier pour les activités sportives où la chaussette sert d'amortisseur;

  • favoriser l'hygiène des chaussures, plus difficiles à nettoyer que les chaussettes;

  • éviter les frottements et donc les ampoules;

  • maintenir les pieds au chaud;

  • évacuer la transpiration, par temps chaud ou lors d'exercices physiques;

  • esthétique, en particulier quand elles sont apparentes;

  • protection de la voûte plantaire.

Tailles:

Les tailles des chaussettes sont souvent celles des chaussures.

Cependant pour les chaussettes italiennes de luxe, les tailles obéissent à une échelle sans rapport, ni avec les tailles européennes, ni avec les tailles anglo-saxonnes. Cette échelle, qui taille pointure par pointure a les correspondances suivantes:

  • 10 pour le 40

  • 10,5 pour 41

  • 11 pour 42

  • etc.

Histoire:

La première apparition de la chaussette remonterait à l'an 2000 av. J.-C. en Syrie. Au Moyen Âge, les chaussettes étaient faites de bandes de tissus. Les chaussettes dérivent des bas-de-chausses qui étaient utilisés en complément des hauts-de-chausses au Moyen Âge, quand les chausses ne couvraient pas toute la jambe et le bassin. Les bas-de-chausses sont aussi l'ancêtre des bas. Ils étaient souvent tricotés ou tissés et tenus par une jarretière. Les bas confectionnés sur un métier à tricoter seraient apparus à partir de 1589, innovation que l'on attribue sans certitude à un anglais, William Lee. Le tricot, par son élasticité, est effectivement beaucoup plus adapté que le tissage, beaucoup plus rigide. Les chaussettes ou bas étaient alors en laine ou en soie et toujours synonyme de grand luxe.

Avant que la technique de l'élastique ne soit généralisée, la chaussette était maintenue par un fixe-chaussette, la simple élasticité naturelle du tricot (notamment du jersey) ne suffisant pas. Cette technique a aujourd'hui presque totalement disparu.

De nos jours, d'après un sondage effectué auprès de la gent masculine, 80 % des hommes porteraient des chaussettes unies, foncées, surtout noires, tandis que les femmes préfèrent porter des chaussettes fines de couleur blanche. Les chaussettes sont majoritairement en laine. Le type de chaussettes portées varie selon les pays. Les hommes portent en France des chaussettes à 80 % et des mi-bas pour 20 % d'entre eux. Il est intéressant de remarquer que les proportions sont inversées pour l'Italie, où l'on juge disgracieux de porter des chaussettes, moins hautes, qui laissent entrevoir le mollet. Les chaussettes ont à plusieurs reprises fait parler d'elles dans la presse au cours des dernières décennies. Le style du chanteur Michael Jackson, avec ses chaussettes blanches, mocassin et pantalon feu-de-plancher, qui faisaient ressortir au mieux ses pas de danse légendaires. Au niveau politique, Édouard Balladur qui portait des chaussettes rouge cardinal, et de Fillon qui en porte à son tour. Les deux premiers ministres ont revendiqué porter des chaussettes Gammarelli. Il y eut aussi Paul Wolfowitz qui avait laissé voir un trou dans ses chaussettes en ôtant ses chaussures pour entrer dans une mosquée. Jean-Marie Messier avait également fait parler de lui en posant allongé sur son lit à New York avec une chaussette trouée. Enfin, Pierre Joxe avait dit de Pierre Bérégovoy qu'"un homme qui porte de pareilles chaussettes [tirebouchonnées et détendues] ne peut être malhonnête" en arguant de son innocence au moment où il était mis en cause pour une affaire de prêt sans intérêt.

Dans un autre registre, des chaussettes ont été les vedettes pendant près de vingt ans, de l'émission Babibouchettes, en Suisse romande.

Industrie:

La ville chinoise de Datang est spécialisée dans la production de chaussettes. Une paire de chaussettes sur trois vendues dans le monde est fabriquée à Datang par les 10 000 entreprises de la région. Grâce au faible coût de la main-d’œuvre et la logistique extraordinaire, la région propose les coûts de production les plus bas du monde.

En France, il reste quelques entreprises de fabrication de chaussettes: BleuForêt à Vagney dans le département des Vosges, Labonal à Dambach-la-Ville dans le département du Bas-Rhin, Kindy à Moliens en Picardie, Missègle à Burlats dans le département du Tarn...

  • Qu'est-ce qu'une CHAUSSURE BI-MATIÈRE?

 

Désigne la qualité et l’allure d’une chaussure qui a été fabriquée avec deux matières, mais aussi dans deux tons différents, du style la coque blanche et le talon noir, ou l’inverse, ou d’une nuance différente de chaque côté de la tige.

  • Qu'est-ce qu'une CHAUSSURE DE BATEAU?

 

Chaussures inspirées du yatching, qui s’enfilent rapidement, possèdent des semelles antidérapantes. Un lacet en fait le tour et s’attache de manière fixe sur le devant, l’ensemble est le plus souvent en cuir.

  • Qu'est-ce qu'une CHAUSSURE DE MARIAGE?

 

Chaussures de femmes très raffinées, avec un petit talon couleur nacré, qui recouvrent le pied un peu comme un escarpin, faites de soie, de dentelles ou de broderies blanches, ornées de perles ou de pierres aux nuances claires.

  • Qu'est-ce qu'une CHAUSSURE DE PLUIE?

 

Chaussure, le plus souvent des bottes, en plastique et qui ne craignent pas de prendre la pluie, ne s’abîment pas à son contact et protègent  le pied. Déclinées de nos jours dans des tendances à la mode, aux formes évoluées et aux couleurs toniques.

  • Qu'est-ce qu'une CHAUSSURE DE SOIRÉE?

 

Désigne toutes chaussures dites « habillées » et élégantes, qui se marient parfaitement avec des tenues classe, dans des matières prestigieuses, allant du cuir au satin, garni parfois de parures et de pierres pour les femmes.

  • Qu'est-ce qu'une CHAUSSURE PLATE?

 

Chaussure sans talon, quel qu’il soit, attribut qui s’adresse à tous les types de chaussures, sandales, bottes, baskets...

  • Qu'est-ce qu'une CHAUSSURE RICHELIEU?

 

Chaussures de ville généralement masculines qui se portent avec des tenues élégantes, costumes, pantalon droit. Elles sont conçues avec, sur la languette, deux empiècements de cuir qui se rejoignent grâce à des lacets assez fins ; leur bout est finement dessiné, ni trop pointu, ni rond. Les femmes en portent parfois et elles peuvent se décliner dans des nuances teintées de cuir, à motif ou uni.

  • Qu'est-ce qu'une CHASUBLE?

 

Robe qui n’a ni manches ni col, s’inspirant des tenues monacales, avec juste une ouverture pour la tête, et qui a été revisitée et améliorée par les couturiers et le prêt-à-porter.

  • Qu'est-ce qu'un CHÈCHE?

 

Foulard traditionnellement porté autour du cou et de la tête par les touaregs. Revisité par le prêt-à-porter, il est devenu un accessoire de mode. de couleur blanche unie ou très clair, dans une étoffe de coton souple et sans ornement ni fanfreluche, il donne un style oriental aux tenues masculines et féminines.

  • Qu'est-ce qu'un CHEMISIER BOUTONNÉ?

 

Chemisier dont les deux pans se ferment grâce à des boutons sur toute la longueur de devant.

  • Qu'est-ce qu'une CHEMISE CAFTAN?

 
 

Chemise d’inspiration orientale, avec une coupe assez longue, cintrée, et ornée d’un cordon au niveau de l’encolure.

  • Qu'est-ce qu'un manteau CHESTERFIELD?

Né au 18ème siècle, le Chesterfield est l’archétype du manteau long.

Manteau formel, c’est l’un des manteaux les plus longs. Ce manteau arrive au niveau des genoux. Il est reconnaissable de par ses deux poches à rabat. C’est le manteau conventionnel et business par excellence. Son style n’a jamais évolué. il est intemporel et universel. Portez-le court et il aura une allure sport/chic. 

Le Chesterfield a été porté pour la 1ère fois au début du 18ème siècle par Philip Stanhope, le 4ème Comte de Chesterfield. Le pardessus n’existait pas encore.

La date exacte de création du manteau Chesterfield n’est pas précisément connue, mais il serait apparu sur le dos du 6ème Comte de Chesterfield, Georges Stanhope, qui élabora ce manteau milieu 19ème.

Le Compte Stanhope fréquentait les clubs dandys, dont le Comte d’Orsay ainsi que Lord Byron faisaient partie, novateurs d’une tendance qui a métamorphosé une mode manifeste en un genre victorien plus dépouillé dont Georges Brummell sera le leader. Ce style épuré donna naissance au costume masculin actuel et au dandysme.

Dans les années 1830, les hommes portaient habituellement une couche longue près du corps: une robe de salon faite pour être portée à la fois en intérieur et en extérieur ( une règle à laquelle aucun gentleman n’aurait dérogé à cette époque). Le Chesterfield vient bousculer les règles établies, car il est fait pour être porté en extérieur et retiré en intérieur. C’est la naissance du tout premier “pardessus”.

  • Qu'est-ce que la CHEVIOTTE?

 

Étoffe de laine fabriquée avec de la laine de moutons écossais "Cheviot" et aujourd'hui également créée à partir d'autres sortes de laine ou de mélanges de laine et de fibres synthétiques et/ou artificielles dans des tissages unis ou divers en sergé.

  • Qu'est-ce qu'un CHEVRON?

 

Motif imprimé sur un tissu et caractérisé par la disposition de rayures à la verticale en forme de V, ou de V renversé, qui est particulièrement utilisé pour le tissage de la laine et la confection de vestes de costume.

  • Qu'est-ce qu'un CHIFFON?

 

Désigne dans le langage courant un morceau de tissu servant à nettoyer, mais en termes de confection, désigne complètement l'opposé puisqu'il s'agit d' un tissu délicat et transparent, en coton léger, utilisé pour la fabrication de chemises de nuit, et de blouses légères.

  • Qu'est-ce qu'un CHIGNON?

 

Coiffure où les cheveux sont enroulés et relevés au niveau ou au-dessus de la nuque. Il existe différents types de chignon : chignon banane, chignon bas, chignon boule...

  • Qu'est-ce que LE CHINAGE PAR TEINTURE?

 

Méthode de coloration des tissus, qui consiste à tremper le textile dans une teinture morceau par morceau, pendant des laps de temps qui varient, ce qui donne un effet de gradation, comme dans les t-shirts psychédéliques de la mode hippie des années 70.

  • Qu'est-ce qu'un pantalon CHINO?

 

Pantalon homme à la coupe simple, inspiré des pantalons militaires, de couleur kaki ou beige. Récupéré par le milieu du nautisme et de la plaisance, il se porte dans un style assez décontracté.

  • Qu'est-ce qu'un CINQ POCHES?

 

Pantalon de type jean, qui comporte deux poches à l’arrière, deux poches sur le devant et une toute petite poche au-dessus de l’une des poches avant.

 
  • Qu'est-ce qu'un manteau CIRÉ?

Les marins, les pêcheurs et les habitants en bord de mer ont toujours eu besoin de vêtements imperméables pour affronter les intempéries. Ce furent d'abord des manteaux en gros drap huilé puis vinrent les cirés en tissu enduit souvent de couleur jaune. Le tissu est huilé afin d'être totalement imperméable alors que la couleur jaune vive permet aux marins d’être aperçus de loin par mauvais temps ou s’ils tombent à l’eau.

Le ciré jaune fut également porté dans la Marine pendant 20 ans de 1933 à 1953. Il succéda à un vêtement en tissu huilé noir et fut lui-même remplacé par un ciré vert kaki, puis rouge. La coupe devait être large car elle était portée au dessus des vêtements déjà chauds des marins. La tenue complète comportait un pantalon, des moufles, et un suroît, capuche recouvrant le cou.

Les cirés font aujourd'hui partie intégrante de la garde-robe des bretons. Le monde entier (si, si, je vous assure) découvre petit à petit les avantages de ce vêtement imperméable et aujourd'hui décliné dans une multitude de formes et de coloris aussi bien pour homme que pour femme mais aussi pour enfant.

  • Qu'est-ce qu'un chapeau CLOCHE?

 

Chapeau qui fut très populaire dans les années 20 et dont la calotte munie d’un tout petit rebord épouse parfaitement la tête.

  • Qu'est-ce qu'un CLOU DÉCORATIF?

 

Élément ornementa en métal que l’on peut insérer ou clipper sur des chaussures, sacs, vêtements et accessoires, en cuir ou en tissu.

  • Qu'est-ce qu'un CODE VESTIMENTAIRE?

 

Le code vestimentaire (souvent également dans sa forme anglicisée dress code) a une signification sociale importante. Il est le plus souvent une norme sociale non-écrite, tacite, mais toutes les sociétés humaines en comportent un qui est compris et adopté par ses membres. Le code adopté peut donner une indication du rang social, de la classe à laquelle la personne appartient, de son occupation (ainsi de la blouse blanche des médecins, la robe noire des avocats ou l'uniforme scolaire pour les élèves), de sa religion, de son statut marital (le port de la bague en Occident).

L'habillement, outre sa fonction de protection contre les intempéries et de confort, comporte donc un message à forte portée sociale, une prétention à être ce que l'on n'est pas forcément et, a contrario, il peut aussi défier le "code" en vigueur, comme pour les punks, se faire le reflet d'un message politique.

Le code vestimentaire approprié pour une soirée est parfois précisé sur le carton d'invitation. Pour une entreprise, il est spécifié, s'il existe, dans le règlement intérieur, en particulier pour le vendredi, jour où les cadres sont autorisés à ne pas porter la cravate, (c'est le "Friday wear", ou "casual Friday").

Historiquement, les lois somptuaires ont souvent tenté d'imposer ou de spécifier le code vestimentaire en vigueur, interdisant le plus souvent l'usage du luxe aux couches populaires.

L'habillement comme signifiant:

Il est possible de définir un code vestimentaire comme un ensemble de signes permettant de s'intégrer au sein de la société ou au contraire de s'en démarquer. Ainsi la façon de s'habiller peut être un révélateur du genre sexuel, de l'âge, du statut social, de l'activité, ou de la religion par exemple.

  • Du genre sexuel

Les hommes et les femmes sont tenus – ou non –, selon les codes en vigueur dans leurs sociétés, de porter des habits qui les différencient nettement. Si la jupe, sauf en cas de travestissement, est interdite aux hommes occidentaux (à l'exception notable des Écossais et des evzones grecs), le pantalon porté par les Perses semblait efféminé pour les Grecs.

La masculinité, en Occident, est signifiée par le port du pantalon (jusqu'à il y a peu interdit aux femmes par la loi et par les conventions), de la cravate; la féminité est signifiée par la jupe ou la robe (sauf pour les ecclésiastiques ou les juges et avocats), par un décolleté.

  • De l'âge

​Jusqu'à la fin des années 1950, en France, le short était porté par les garçons jusqu'à l'adolescence (les "culottes courtes") et le pantalon quasiment réservé aux hommes adultes. À la Belle Époque, la longueur de la jupe allait en augmentant avec l'âge de la fillette, passant du dessous du genou jusqu'au mollet puis devant couvrir la cheville de la femme adulte.

  • Du statut social

​Les exemples des distinctions sociales exhibées par le vêtement sont nombreuses, à commencer par la pourpre qui ornait la toge des sénateurs romains. En Chine, seul l'empereur avait le droit de porter la couleur jaune.

  • De l'activité

​L'uniforme militaire, ou scolaire en Grande-Bretagne, en sont les exemples les plus frappants.

  • De la religion

​Le turban des Sikhs, la kippa des Juifs, le voile islamique ou le burkini des femmes musulmanes, là encore les exemples foisonnent du port de vêtements distinctifs. Ces signes distinctifs peuvent aussi être imposés, comme pour l'étoile jaune durant la Seconde Guerre mondiale.

  • Du statut marital

​L'alliance est un signe évident pour les Occidentaux. Les Grecs antiques choisissaient le port du voile pour les épouses et de la barbe pour les maris. En Inde, une femme mariée porte un sindoor, marque rouge sur le front. Largement tombé en désuétude, le "grand deuil" des veufs et des veuves marquait le veuvage.

  • De l'orientation sexuelle

​Certains codes vestimentaires, tacites et reconnus, ont permis aux membres de la communauté homosexuelle de se "reconnaître".

  • Des opinions politiques

​Le blue-jeans a été jusqu'aux années 1970 le symbole d'une jeunesse en révolte contre un "ordre bourgeois" étouffant, avant de se banaliser. L'habillement peut se radicaliser pour promouvoir, comme la mode punk, un rejet de la société.

  • De la richesse

Les grands couturiers, comme Christian Dior, Yves Saint Laurent, Chanel et les accessoiristes comme Louis Vuitton savent que leurs marques "marquent" non seulement le goût de leurs clientes mais aussi leur richesse. La dominance de la marque et du logo, voyants, se développe dans toutes les couches de la société, plus particulièrement lors des années 1980.

Dans les sociétés plus traditionnelles, c'est le nombre de bijoux qui sert de marqueur d'opulence.

  • De la sous-culture

​Dans les années 1990 aux Pays-Bas, le code vestimentaire des gabbers est très précis (Nike Air Max, survêtement Cavello, veste Australian) et participe de l'identification sociale des jeunes.

Aspects légaux:

Les lois somptuaires ont tenté, à maintes reprises et dans maints endroits, de réguler qui pouvait porter quoi - en particulier en restreignant l'usage des soieries, des velours, de la pourpre, des dentelles et autres tissus luxueux et chers.

La décence, autrement dit l'obligation de porter des vêtements - et dans quelles circonstances - est le plus souvent strictement définie et l'indécence sévèrement punie. Le nudisme est ainsi le plus souvent limité à des zones réservées.

Dans certains pays musulmans comme l'Iran ou l'Arabie saoudite, le code vestimentaire islamique impose le port d'un voile noir "couvrant" le corps des femmes et cachant leurs cheveux.

  • Qu'est-ce qu'un COL?

 

Le col est le bord supérieur d'un vêtement, souvent une chemise, qui se rabat sur le cou.

Histoire:

Le col apparaît au XVème siècle par un prolongement de la partie supérieure de la chemise qui se portait jusque-là comme sous-vêtement et se voulait donc invisible.

Ce vêtement d'aspect très classique est signe de simplicité. Durant la Renaissance, les hommes qui le portent sont des dévots, des protestants, des hommes lettrés et savants.

À la cour de France, le col est à la mode durant les périodes austères. Sous l'influence puritaine du protestantisme, le col est porté dans les années 1550, avant d'être supplanté par la fraise qui le concurrence. Par opposition religieuse, le col est davantage porté par les protestants, mais avec le développement de la Contre-Réforme dans les années 1580, les catholiques reviennent au col. Celui-ci finit ainsi par s'imposer en France à la fin du règne d'Henri III et puis définitivement sous le règne de Louis XIII.

Au XVIIème siècle, le col évolue par l'usage qu'en fait la noblesse. Il devient un vêtement de luxe qu'on agrémente de dentelle. Il s'agrandit et s'étale sur les épaules. On l'appelle alors le col rabattu. En fonction de la mode de la cour, sa dimension augmente ou se restreint, court dans les années 1640 et grand dans les années 1660. On appelle le rabat, le col qui s'étale sur tout le haut de la poitrine. Le rabat fera place à la cravate, importée par les mercenaires croates, sous Louis XIV.

Vers 1820, à Troy (États-Unis), le col commence à être dissocié du corps de la chemise, afin de faciliter son lavage plus fréquent, développant en cela la pratique de l'amidonnage afin de le rigidifier. À la fin du XIXème siècle, le col cesse d'être un simple tube autour duquel les hommes enroulent une lavallière. La cravate (appelée alors "régate") évolue et le col des chemises est modifié. La plupart des cols utilisés de nos jours datent des années 1910-1920, notamment grâce au travail des tailleurs anglais. Dans l'entre-deux-guerres, le port d'un faux col blanc sert à distinguer la classe sociale dirigeante, par opposition aux cols bleus de la classe ouvrière. Les modes évoluent et disparaissent, comme le col requin aux États-Unis dans les années 1940 ou le col pelle à tarte dans les années 1970.

Sortes de cols:

  • Col asymétrique: col dont les deux côtés n'ont pas la même forme.

  • Encolure bateau: col large passant au ras du cou et se terminant en pointe sur les épaules.

  • Col bénitier: col large faisant de nombreux plis qui forment un décolleté.

  • Col boule: col ample avec plusieurs replis du tissu.

  • Col camionneur: col muni d'une fermeture à glissière.

  • Col cassé: col à revers court, uniquement à l'avant, et triangulaire (se porte généralement avec un nœud papillon sur les chemises des smokings et des queues de pie).

  • Col châle: large col arrondi et tombant bas, sur les smokings et les robes de chambre par exemple.

  • Col cheminée: petit col en tube sans bouton qui ne se roule et ne se plie pas.

  • Col chemisier: col traditionnel à petit rabat triangulaire.

  • Col Claudine: col avec rabat plat et arrondi posé autour d'une encolure posée au ras du cou.

  • Encolure danseuse: large col rond dégagé sur les épaules.

  • Encolure en V: col ouvert sur le devant en forme de V.

  • Col lavallière: col muni d'un nœud à nouer.

  • Col mandarin: col traditionnel chinois droit avec bouton devant dont les côtés peuvent se chevaucher ou au contraire rester entrouvert.

  • Col Mao: petit col droit avec bouton devant au milieu qui monte sur le cou donc sans rabat et se porte le plus souvent fermé.

  • Col marin: large col en carré qui se rabat dans le dos, souvent orné d'un galon et s'ouvre en V sur le devant.

  • Col pelle à tarte: argot, pour désigner un col avec bouton et de très larges rabats, très à la mode dans les années 1970.

  • Col officier: petit col droit sans rabat.

  • Col à rabat: col à double pièce de tissu blanc tombant sur le devant.

  • Col roulé: généralement sur les sous-pulls, un col en tube sans bouton qui se plie ou se roule sur lui-même.

  • Col romain: col rigide, signe distinctif du clergé catholique

  • Col tunisien: col fermé par une patte de boutonnage verticale jusqu’au milieu de la poitrine

  • Wisk, col à bord cassé maintenu par une armature métallique.

  • Col italien: col ouvert. L'ouverture peut être modérée (cut away) ou plus prononcée (full spread).

  • Col indien : ne permet pas de porter la cravate.

  • Col fermé avec adjonction de deux petits boutons : il a été adopté au début du xxe siècle par les joueurs de polo car il ne se relevait pas au vent.

  • Qu'est-ce qu'un COL EN V?

 

Forme de col qui s’apparente au V, une coupe courante sur les t-shirts, les pulls, descendant profondément ou non dans le décolleté pour le dévoiler.

  • Qu'est-ce qu'un COL MAO?

 

Nom donné au col de chemise que portait le leader chinois, Mao Zedong. Repris par les couturiers dans la confection de chemises, vestes mixtes, de robes et de blouses, le col Mao se porte sans cravate et donne une allure assez stricte, mais chic.

  • Qu'est-ce qu'un COL ROULÉ?

 

Col ajusté qui remonte et couvre le cou. Désigne également le vêtement caractérisé par ce type de col.

  • Qu'est-ce qu'une COLLECTION?

 

Ensemble des modèles d’un couturier pour une saison, automne-hiver ou printemps-été, qui est présenté au public et à la presse lors des défilés de mode.

  • Qu'est-ce qu'une COMBINAISON?

 

Désigne deux sortes de vêtements : un article de lingerie qui se porte sous les robes légères et transparentes, et qui sert à les doubler, mais aussi, une tenue composée d’un bas de type pantalon cousu à un haut, bustier, top, à manches ou sans manches et qui est régulièrement remis au goût du jour dans les collections d’été, ayant connu son apogée durant les années disco. Se conjugue en jean, liberty, uni, à fleurs, en soie.

  • Qu'est-ce qu'un COMBISHORT?

 

Dérivé en version short de la combinaison pour femme, dévoilant ainsi le haut des cuisses, et combinant donc un haut de type chemisier, blouse ou t-shirt et un short.

  • Qu'est-ce qu'un costume COMPLET?

 

Un complet (appelé aussi complet-veston, costume, veston-cravate ou familièrement costard) est un vêtement masculin composé d'une veste souvent appelée veston, d'un pantalon et parfois d'un gilet. Il se porte avec une chemise, une cravate, une pochette et parfois un chapeau. C'est un vêtement considéré comme classique et dont la gamme de couleur reste relativement limitée aux couleurs sobres.

Composition:

Un complet classique est réalisé dans un tissu et une couleur unique alors qu'un complet fantaisie pourra être confectionné dans deux tissus différents.

Le costume droit comporte deux ou trois boutons. Le costume croisé se porte aujourd'hui sans gilet et comporte généralement six boutons dont deux servent effectivement à la fermeture.

Le pantalon comporte deux poches horizontales à fentes et parfois un revers qui tombe sur le laçage des chaussures.

Historique:

Le costume masculin, pourtant jadis très ornementé, a commencé à se simplifier en Grande-Bretagne dès le XVIIème siècle. À la fin du XVIIIe siècle, la cravate remplace le jabot de dentelle, alors que les révolutionnaires français se mettent à porter le pantalon. Au XIXème siècle, certains aristocrates et dandys anglais se mettent à porter des redingotes, des queues de pie et des jaquettes, formant la base du futur costume-cravate. C'est en 1855, que pour la première fois un homme (Édouard VII du Royaume-Uni) porte un costume complet d'une même étoffe.

Le costume évolue par la suite pour devenir plus fonctionnel, notamment du fait du sport, la redingote est remplacée par le veston droit. Avec l'essor du commerce et de l'industrie, ce style sobre devient au fur et à mesure du XIXe siècle le vêtement des personnalités importantes. Il est aussi associé à la modernité occidentale et de ce fait est copié dans plusieurs endroits du monde: en 1894, le Japon oblige ses fonctionnaires à porter le costume, en 1928, le roi afghan Amanullah Khan l'impose à la cour et au Parlement, avec chapeau et pardessus. En Turquie également, Mustafa Kemal Atatürk occidentalise autant les institutions que la société, déclarant notamment: "Le peuple turc se voulant civilisé se doit de montrer qu'il l'est dans sa vie de famille, son mode de vie, son aspect extérieur, pour ainsi dire, de la tête aux pieds". Par contrecoup, à partir de la seconde moitié du XXème siècle, rejeter le costume cravate apparaît, dans certains pays récemment décolonisés ou s'étant émancipé de la tutelle occidentale, comme une façon d'affirmer leur identité. La veste au col Mao est un célèbre exemple, dont s'inspire le président du Zaïre Mobutu Sese Seko qui créa l'abacost, une abréviation de "à bas le costume", imposée dans le pays entre 1972 et 1990. Au Kenya est inventé un costume national masculin, consistant en une chemise et une cape portée sur l'épaule. Au XXIème siècle, en Chine, pays économiquement converti au libéralisme occidental tout en restant officiellement communiste, le président Xi Jinping alterne ses tenues entre costume-cravate et veste typiquement chinoise.

Jusqu'au début des années 1950, le trois pièces est aussi à la mode, pouvant avoir une veste croisée, de nombreuses personnalités ont arboré ce genre de costume (Charles De Gaulle, Lénine, Pierre Laval, Léon Blum ou Joseph Bruce Ismay). Dans les années 1930 s'opposent principalement deux tendances : le costume américain à veste longue et épaules larges et le costume anglais à veste cintrée près du corps. La coupe du costume n'a que peu évolué depuis.

Le costume est traditionnellement anthracite. La mode du noir se perd à la fin du xixe siècle mais opère un retour à partir des années 1950 et 1960, bien que les Anglo-Saxons le préfèrent pour les tenues de soirée (smoking) ou de deuil. Le bleu marine apparaît dans les années 1950 en deux teintes : le navy et le midnight.

Port des deux types de costume:

Le costume croisé a été fort en vogue dans les années 1930 jusqu'à la fin de la deuxième moitié du xxe siècle. Aujourd'hui, il est encore porté mais représente l'aspect plutôt rétro du complet contrairement au costume droit qui est encore actuellement le plus porté à partir des années 1950 jusqu'à son port le plus marqué dans les années 1990.

Une raison du choix entre les deux grands types du complet serait que le costume droit irait mieux par sa coupe aux personnes à la corpulence plutôt fine, tandis que le costume croisé est plutôt réservé à celles plus corpulentes.

Cependant, bien qu'il y ait un fond de logique dans cette explication par la différence de coupe dans la largeur et par le fait que les deux types ne conviennent pas à tous, il existe assez de tailles pour chaque type qui conviendraient dans les différentes boutiques de prêt-à-porter pour ceux qui ont de l'embonpoint ou pas, ou encore sur mesure chez un tailleur.

Il n'existe pas vraiment de raisons différentes pour le port du droit ou du croisé car bien que le croisé soit plus "rétro", ils peuvent bien faire aussi sérieux ou sportif l'un que l'autre. Le choix du port dépend majoritairement du goût de la personne. Cependant, il existe d'autres alternatives de chaque modèle comme le blazer (croisé) plus "sportif" et le costume trois-pièces (droit) plus "sérieux" et professionnel qui peuvent influencer le choix ainsi que toutes les diversités des costumes et des accessoires.

Le costume de soirée dit smoking en français, ou tuxedo en anglais présente une légère différence par rapport au costume classique. Il comporte une bande satinée le long de la jambe. La veste est généralement à revers en satin, avec un bouton, sans fente à l'arrière. Il revient à la mode.

  • Qu'est-ce que la CONFECTION?

 

Désigne la fabrication de vêtements.

  • Qu'est-ce qu'un COQUILLAGE?

 

Utilisé dans la confection de bijoux fantaisie, mais aussi en applications ou cousus sur des tissus, en plastique ou réels, pour agrémenter les vêtements et accessoires.

  • Qu'est-ce que LE CORAIL?

 

Organisme marin très souvent utilisé dans la fabrication de bijoux fantaisie ou dans les ornements de certains vêtements d’apparat. De couleur orangé claire très caractéristique.

  • Qu'est-ce qu'un CORSAIRE?

 

Pantalon court qui s'arrête entre le genou et le mollet, et étroit.

  • Qu'est-ce qu'un CORSET?

 

Désigne à l’origine une pièce de lingerie qui est descendue dans la rue et portée la journée grâce aux créateurs. Lacé devant, sur le côté ou dans le dos, le corset comporte le plus souvent des baleines et donne un effet taille de guêpe des plus féminins et sexy.

  • Qu'est-ce qu'un COSTUME DE SCÈNE?

 

Le costume de scène désigne les vêtements portés sur scène par les acteurs de spectacle vivant. Il évolue selon les périodes et le type de représentation: ballet, opéra, théâtre et leurs différents sous-genres.

Ballet:

Aux débuts du ballet, au XVIIIème siècle, les costumes sont des habits de cour, adaptés pour faciliter les mouvements de danse. Au fur et à mesure de l’évolution du genre, les tenues et les chaussons changent suivant les modes. L’époque romantique voit l’apparition du tutu long et des chaussons de pointes.

Au XXIème siècle, les compagnies de ballet font aussi appel à des grands couturiers pour des productions plus modernes, comme Karl Lagerfeld ou Olivier Rousteing à l’Opéra de Paris.

Opéra:

Le costume d’opéra doit permettre aux spectateurs de reconnaître les personnages, y compris depuis les places les plus éloignées de la scène. Ses éléments peuvent donc être exagérés, comme les coiffes ou les traînes, mais ne doivent pas gêner les interprètes. La respiration est particulièrement importante dans le chant lyrique; les cantatrices ne portent donc ni corsets, ni cols montants, qui pourraient les gêner pour leurs vocalises.

La tradition du costume d'Opéra réaliste a été introduite en France par Justine Favart. Cette comédienne et cantatrice, épouse de Charles-Simon Favart fut la première à porter sur scène des costumes correspondants aux rôles qui lui étaient attribués.

Au moment de jouer Bastien und Bastienne en 1768, la chanteuse est montée sur la scène de l'Opéra Comique vêtue avec "un habit de laine rayée, une chevelure plate, une croix d'or, les bras nus et des sabots, en un mot exactement telle qu'une simple villageoise". La cantatrice maîtrisait également divers accents, ce qui lui aurait notamment permis d'importer deux robes de Perse pour un costume, sans payer l’impôt en vigueur.

Au début vivement critiquée, cette révolution a progressivement été acceptée sur les autres scènes d'Opéra, grâce à la critique de l'abbé Voisenon: "ces sabots-là vaudraient de bons souliers aux comédiens" Justine Favart, rôle de la jeune sultane dans "Soliman II ou Les Trois sultanes" de Ch.-S. Favart

Les productions d’opéra peuvent faire appel à des couturiers célèbres pour concevoir leurs costumes, pour certaines mises en scène modernes, ou préférer une interprétation historique des décors et des costumes, en lien avec l’histoire de la pièce présentée.

Théâtre:

En France, avant le XVIIIème siècle, les comédiens choisissent leurs vêtements et jouent en habits de ville, qui peuvent leur être offerts par leurs mécènes ou protecteurs, mais qui ne correspondent pas forcément à leurs rôles.

Le théâtre italien, et plus particulièrement la Commedia dell’arte, comporte des personnages stéréotypés aux costumes symboliques, comme Arlequin avec ses losanges multicolores, Pierrot en blanc avec une collerette,…

Techniques:

Les costumes de scène sont conçus et fabriqués par des costumiers et des couturiers au sein d’ateliers, qui peuvent être partie intégrante des théâtres producteurs. Ces ateliers peuvent être spécialisés dans des domaines précis, comme celui de l’Opéra Comique parisien qui comporte un atelier de teintures naturelles.

Selon l’importance de la production, les ateliers peuvent aussi être divisés selon le type de costume à confectionner, on peut donc trouver les dénominations suivantes:

  • "flou" pour les costumes féminins,

  • "tailleur" pour les costumes masculins,

  • "maille" pour les vêtements moulants comme les collants ou les justaucorps de danse,

  • "modiste" pour les chapeaux et éléments de coiffure,

  • "décoration" pour les bijoux et autres petits accessoires.

  • Qu'est-ce qu'un COSTUME SUR MESURE?

 

Dans la mode, le sur-mesure, ou « sur mesure », désigne la réalisation d'une pièce d'habillement (chemise, chaussures, costume) à la morphologie et aux désirs du client. En fonction du niveau d'intervention du tailleur ou du couturier, et parfois de son lieu géographique, le sur-mesure peut prendre diverses dénominations, de grande mesure en France, bespoke en Angleterre, ou su misura en Italie. Traditionnellement, le sur-mesure est opposé au prêt-à-porter.

DEMI-MESURE, PETITE MESURE ET GRANDE MESURE

Demi-mesure:

La demi-mesure, est un processus majoritairement industriel. Il consiste à confectionner un vêtement à partir d'un patron préexistant. Est utilisé alors un modèle disponible qui est ajusté aux mensurations, à la morphologie, aux demandes du client. Le choix du tissu nettement plus large que pour le prêt-à-porter, des formes, de la doublure ou des boutons est alors possible. L'assemblage se fait ensuite à la machine et certaines finitions peuvent éventuellement être manuelles tels que la couture des doublures, boutonnières, ou l'intérieur du col; cet assemblage est le plus souvent réalisé à l'étranger, que ce soit en Allemagne ou en Italie, en Europe de l'Ouest plus généralement, ainsi que parfois en Europe de l'Est ou en Chine. La pièce en demi-mesure ne nécessite que deux à trois rendez-vous avec le tailleur, peu de travail manuel et son prix de vente est environ de deux à six fois inférieur à la grande mesure. La demi-mesure est parfois envisagée comme une alternative permettant d'"échapper aux imperfections du prêt-à-porter et offre plus de possibilités de correction que la simple retouche d'un modèle de prêt à porter".

Certaines marques, comme Lanvin, le Grand Atelier, Camps de Luca ou encore l'historique Cifonelli, ces deux derniers étant « parmi les tailleurs les plus prestigieux de » Paris, sont réputées pour la création de costumes en demi-mesure (mais également en grande mesure pour certaines), avec des tissus fournis par Dormeuil ou Loro Piana par exemple.

Petite mesure:

La petite mesure est proche de la demi mesure : utilisation d'un patron existant et adaptation à la morphologie du client. Mais la confection est artisanale et se fait à la main.

Grande mesure:

"Dans la grande mesure, rien n'existe avant que le client ait commandé".

La grande mesure, le "vrai sur mesure", consiste à réaliser un exemplaire unique d'un vêtement. Une chemise nécessite de dix à vingt points de mesure du corps, un costume une trentaine. À l'issue de cette prise de mesure, un patron est réalisé. Cinquante à soixante-dix heures de travail sont alors nécessaires à la confection du costume. Les choix sont larges, comprenant parfois plusieurs milliers de tissus, ainsi que de nombreuses autres options de détails concernant les poches, les revers, ou l'emplacement des coutures.

La grande majorité des coutures sont réalisées à la main. La grande mesure impose un atelier le plus souvent sur place, et la présence d'un maitre tailleur. Il est admis qu'un costume en grande mesure à une durée de vie bien plus longue qu'en prêt-à-porter, jusqu'à plusieurs générations parfois.

Le sur-mesure permet d'améliorer la ligne de celui qui porte le vêtement, de corriger ses imperfections de morphologie, et lui donne une bien meilleure aisance. De plus, le tailleur conservant les mesures du client, la petite ou grande mesure devient un gain de temps pour la réalisation des prochaines pièces, bien que le patron soit renouvelé au bout de quelques années; malgré tout l'attente du produit fait partie intégrante du sur-mesure.

Bespoke:

Le terme anglais de bespoke, ou bespoke tailoring est généralement considéré comme l'équivalent du français "sur mesure". Toutefois, le mot vient du verbe anglais bespeak qui signifie "commander". Il existe donc un décalage entre le sens généralement attribué au terme et sa signification littérale, née à une époque où la différence entre le sur-mesure et la demi-mesure n'existait pas et où seule comptait la différence entre la disponibilité immédiate et la fabrication sur commande. Cette ambiguïté du terme anglais a été mise en lumière par une décision de 2008 de l'Advertising Standard Authority (en). Dans une décision de juin 2008, l'organisme régulateur britannique, saisi d'une plainte concernant une publicité pour un tailleur en demi-mesure ayant décrit ses produits comme "bespoke", a considéré qu'"aussi bien un costume entièrement sur mesure (fully bespoke) qu'en demi-mesure (made-to-measure) était "fait à la demande" (made-to-order), dans la mesure où il était fabriqué précisément selon les mesures et les choix du client et non prêt-à-porter, [que] le client s'attendait à ce qu'un costume « bespoke » soit fait selon ses mesures et ses choix [et que] la majorité des personnes ne s'attend toutefois pas à ce que le costume soit entièrement fait à la main à partir d'un patron entièrement coupé à partir de rien".

La tradition du bespoke tailoring est symbolisée depuis deux siècles par la rue de Savile Row à Londres. Face à la prédominance du prêt-à-porter, particulièrement à partir des années 1960, les tailleurs installés dans cette rue savent perpétuer une tradition, malgré une baisse notable de l'activité économique depuis des décennies. Au début des années 2000, afin de clarifier la notion de sur-mesure, les tailleurs se réunissent au sein de la Savile Row Bespoke Association et établissent une charte précise:

Le pure bespoke, "variante anglaise et hyper exigeante du vêtement sur-mesure", désigne une "pièce unique entièrement conçue selon vos mesures, un cran au-dessus du sur-mesure", définie par la prise de plusieurs dizaines de mesures afin d'offrir "une réalisation 100 % manuelle, un patron spécifique pour chaque client, un minimum de 50 heures de travail, un choix de plus de 2 000 tissus et des dizaines de détails de fabrication qui signent un incomparable savoir-faire". Ce terme désigne plus exactement le contrat implicite entre le tailleur et son client, qui s'étend sur plusieurs semaines ou mois avec les nombreux essayages successifs ainsi que le suivi de la confection étape par étape. C'est une relation personnelle établie entre un tailleur, unique, et l'acheteur.

Historique:

De tous temps, depuis que la couture existe, la création de vêtements est réalisée à la morphologie du client. Historiquement, le sur-mesure est partie intégrante de la confection : les couturières de proximité réalisent les demandes des clients, la relation se fait directement avec le fabricant. C'est également le cas pour les tailleurs avant que ceux-ci ne connaissent — pour certains — une renommée internationale dès le xixe siècle à l'image de Redfern par exemple. Avec l'apparition de l'industrialisation, et des premières machines à coudre au début du xxe siècle puis les tout premiers prémices d'une forme de prêt-à-porter dans les années 1920-1930, les choses changent : l'image du couturier, un style établi, ou la marque prennent le dessus au détriment de la relation personnelle et locale. Avec la délocalisation, la fabrication s'éloigne, tout comme la responsabilité du client de s'impliquer dans la conception d'un produit qu'il choisit depuis la toute première étape alors que celui-ci n'existe pas encore.

Pour Femme:

La haute couture, tradition parisienne datant symboliquement de 1868, est depuis toujours totalement indissociable du sur-mesure féminin et s'oppose au prêt-à-porter. Dans les années suivantes, sont distinguées la "petite couture", la "moyenne couture", et la "haute couture", terme d'usage réglementé. Les réglementations édictées après la Guerre par la Chambre syndicale précisent que les modèles de haute couture « doivent être reproduits sur mesures de la cliente par l'entreprise elle-même et comporter un ou plusieurs essayages sur la cliente ou son mannequin". Chaque collection du grand couturier présente plusieurs réalisations, souvent à l'état de prototype; celles-ci sont ensuite confectionnées à la commande, la cliente pouvant modifier des options comme le tissus, les longueurs, les encolures… La couturière "première d'atelier", pour avoir réalisé le modèle d'origine, se charge généralement de cette commande, et supervise les prises de mesures puis essayages. Le sur-mesure peut également être réalisé sur un mannequin de bois personnalisé pour les clientes ne pouvant se déplacer. De la même façon, certains chausseurs disposent d'une forme en bois, sorte de moulage du pied, pour ses clientes les plus prestigieuses. Pour les femmes, le sur-mesure concerne donc les vêtements, mais également les chaussures ou les sacs à main. Les grands chausseurs mondiaux, comme Christian Louboutin par exemple, proposent un service parfois de grande mesure ou plus souvent de petite mesure, et le maroquinier Fendi propose certains de ses sacs en petite mesure avec diverses options.

Pour Homme:

Aux environs des années 2000, face à la standardisation des marques mondialisées de prêt-à-porter et pour le choix de retourner à l'authentique, le sur-mesure du vestiaire masculin marque un retour notable dans les habitudes, notamment en demi-mesure. D'une manière plus générale, les dépenses de l'homme dans l'habillement sont en nette progression; l'IFM souligne qu'aux alentours des années 2010, les dépenses vestimentaires des hommes subissent moins de récession que les vêtements féminins. Cette période débute symboliquement avec l'arrivée d'Hedi Slimane à la direction artistique de Dior Homme, événement qui marque un tournant avec des collections rencontrant un grand succès.

Depuis seulement quelques années ou depuis des décennies, plusieurs grandes marques créent ou perpétuent la tradition du sur-mesure à l'image d'Hermès, Lanvin, Paul Smith, Gucci, Ralph Lauren, Pape dans le 7e arrondissement, Starck & Sons, Dior Homme, Brioni, Francesco Smalto qui est Entreprise du patrimoine vivant de par son savoir-faire, Thuillier Paris ou encore Charvet. La marque Hugo Boss, leader mondial du costume en prêt-à-porter, créé en 2013 un département de confection en demi-mesure et les italiens de Dolce & Gabbana proposent un service de sur-mesure pas très loin de Savile Row et Gucci lance une collection disponible en demi-mesure. Le marché du sur-mesure masculin reste donc dynamique avec l'arrivée de ces multiples nouveaux intervenants, émanant parfois du domaine du prêt-à-porter, travaillant en petite ou demi-mesure.

L'intérêt du sur-mesure, activité artisanale et locale tenue le plus souvent par des artisans indépendants des grands groupes de luxe, est symbolisé par le rachat du tailleur Arnys en 2012 par le premier groupe de luxe mondial, LVMH, sous le principe de "la notion de transmission du savoir-faire". Tailleur réputé établi depuis 1933 à Paris, spécialiste de grande mesure, celui-ci compte parmi ses clients Jean Cocteau, François Mitterrand, Laurent Fabius, François Fillon ou Pierre Bergé et de nombreux dandys. Toutes les réalisations de la maison peuvent être confectionnées sur mesure au premier étage de celle-ci, ou en prêt-à-porter. De même, pour la chemise, Charvet reste farouchement indépendant.

Le traditionnel tailleur reste une "zone neutre", un lieu d'échange où on discute, on échange, on se confie. Chaque essayage, comparées parfois à des "rites d'initiation", pouvant durer une heure, tous les sujets sont abordés, en toute discrétion. L'Univers des tailleurs pour homme est exclusivement masculin et les clients sont, le plus souvent, non accompagnés.

Pour la chemise, il reste dans les années 2010 moins d'une dizaine de spécialistes en France capables de fabriquer en grande mesure tels Charvet ou Maison Courtot. Certaines marques, à l'image de Ralph Lauren ou Zilli proposent des services de demi mesure.

Le domaine de la chaussure occupe également de nombreux bottiers fabriquant sur mesure, comme le chausseur d'origine londonienne John Lobb, ou le maître d'art Pierre Corthay qui précise : "Notre société a besoin de racines, d'objets fabriqués par de vrais humains, avec de la vraie matière, une histoire, une consistance." Une paire de chaussures sur mesure peut nécessiter cinquante heures de main d’œuvre.

Autour du vêtement:

Le « sur-mesure » peut concerner également la fabrication d'un objet unique ne servant pas à s'habiller mais correspondant à des dimensions précises. Dans ce cas, il n'y a pas systématiquement de rapport entre la morphologie et le résultat de la fabrication, seuls les désirs du client importent. L'usage veut que soit utilisé également le terme de "commande spéciale".

Dans un domaine lié à la mode, le sur-mesure est également pratiqué par des malletiers tel que Moynat, Louis Vuitton, le très ancien Goyard, ou encore les plus récents Ephtée ou Pinel & Pinel; ceux-ci savent répondre à n'importe quelle demande de dimensions et d'intégrations d'éléments extérieurs les plus divers. La joaillerie est également un domaine habitué à la commande spéciale réalisée aux souhaits des acheteurs (et parfois à la morphologie dans le cas d'une bague ou d'un bracelet). La fabrication se fait à la main chez un artisan joaillier disposant de son atelier et d'un sertisseur de pierres. Le sur-mesure débute par le choix d'une pierre pour laquelle sera façonné le bijou, ou à partir d'un dessin, d'un croquis, permettant d'envisager le bijou sur lequel seront montées les pierres ultérieurement. La demi-mesure est également pratiquée, avec des bijoux dont la monture existe déjà et que le client peut adapter suivant ses goûts et son budget. L'optique est également un domaine où le sur-mesure existe, à l'image du lunetier maître d'art Christian Bonnet qui peut prendre jusqu'à quinze mesures pour la fabrication de lunettes. Pour la grande majorité de ces entreprises, la notion de Made in France est "un gage essentiel, vital même", y compris pour vendre à l'étranger.

  • Qu'est-ce que LE COTON?

 

Le coton est une fibre végétale qui entoure les graines des cotonniers "véritables", un arbuste de la famille des Malvacées. Cette fibre, presque constituée de cellulose pure, est généralement transformée en fil qui est tissé pour fabriquer des tissus. Le coton est la fibre naturelle la plus produite dans le monde, principalement en Chine et en Inde. Depuis le XIXème siècle, il constitue, grâce aux progrès de l'industrialisation et de l'agronomie, la première fibre textile du monde (près de la moitié de la consommation mondiale de fibres textiles).

Plante:

Herbacé ou ligneux, le cotonnier pousse dans les régions tropicales et subtropicales arides.

Le cotonnier sauvage (« coton pérenne ») vit une dizaine d'années et peut mesurer jusqu'à dix mètres.

En culture, on limite sa taille à un ou deux mètres pour faciliter le ramassage du coton et il est généralement exploité sous la forme de plante annuelle. À la floraison apparaissent de grandes fleurs blanches ou jaunes à cinq pétales, sans odeur notable. Ensuite des capsules aux parois épaisses et rigides se développent. Lorsqu'elles s'ouvrent, elles laissent s'échapper des graines et des bourres de coton recouvertes d'une houppe de fibres blanche et soyeuses pouvant mesurer entre deux et cinq centimètres de long selon les variétés. On en extrait les fibres, qui sont utilisées notamment pour produire des étoffes.

Variétés:

Les variétés de cotonnier les plus connues sont le Gossypium arboreum et le Gossypium herbaceum. Ces deux formes de cotonnier à fibres courtes ont donné naissance à de nombreuses variétés, mais ne sont presque plus exploitées en tant que telles, car leurs fibres sont trop courtes.

Le Gossypium barbadense, cotonnier d'origine péruvienne, compte pour environ 6 % de la production mondiale de fibres. Sa culture a été notamment introduite en Égypte et produit, aujourd'hui au travers de la qualité "Jumel", l'un des meilleurs cotons du monde sur le plan de la qualité et de la longueur de fibres.

Le Gossypium hirsutum qui représente environ 81,5 % de la production mondiale de fibres est également originaire d'Amérique du Sud.

Culture:

La culture du cotonnier nécessite une saison végétative longue, beaucoup de soleil et un total de 120 jours arrosés pour assurer la croissance puis un temps sec en fin de cycle végétatif pour permettre la déhiscence des capsules et éviter le pourrissement de la fibre. Ces conditions climatiques se rencontrent généralement sous les latitudes tropicales et subtropicales. Le cotonnier supporte les climats tempérés à condition qu'il ne gèle pas.

La culture du cotonnier est majoritairement pluviale (Afrique subsaharienne, une grande partie des cultures des États-Unis, de l'Inde, de la République populaire de Chine). La culture pluviale est théoriquement possible dès 400 mm de précipitations annuelles. Pourtant, dans les faits, le cotonnier ne peut être cultivé sans irrigation qu'avec une pluviométrie supérieure à 700 mm/an, afin de pallier la variabilité interannuelle des pluies et les irrégularités de leur distribution. Ainsi, 40 % des surfaces cultivées en coton (Égypte, Ouzbékistan, Pakistan, Syrie) sont irriguées.

Pour lutter contre les parasites du cotonnier, et pour défaner chimiquement le cotonnier avant récolte (au méthanearséniate monosodique en général), les cultivateurs des États-Unis ont longtemps utilisé et utilisent encore une grande quantité de pesticides contenant de l'arsenic (arséniate de plomb autrefois et organoarsénicaux aujourd'hui), ce qui a contribué à une pollution et une dégradation croissante des sols dans les régions de grande culture du cotonnier (Louisiane par exemple).

Les producteurs de cotonnier bio n'utilisent pas ces produits, mais ont une production moindre et plus coûteuse en main d'œuvre.

Les variétés de cotonniers asiatiques sont Gossypium arboreum et Gossypium herbaceum, les cotonniers américains sont Gossypium hirsutum et Gossypium barbadense.

Caractéristiques de la fibre:

  • Pouvoir absorbant:

Les fibres de coton ont un bon pouvoir absorbant (environ 8,5 % de leur poids en eau). C'est pour cette propriété que le coton est majoritairement employé dans le linge de bain (serviettes, gants de toilette, peignoirs). Il faut cependant rappeler que le coton brut est hydrophobe, et que pour le rendre hydrophile, donc absorbant, il faut le "décirer" à l'aide de solvants chimiques.

  • Pouvoir isolant:

Le pouvoir isolant du coton est moyen, cependant, on peut l'améliorer par grattage. Le fait de gratter le tissu rend sa surface pelucheuse. Il peut ainsi retenir l'air réchauffé au contact du corps et "tenir chaud". Par exemple, les sweats à capuche zippés sont souvent en jersey de coton gratté à l'intérieur.

  • Combustion:

Un tissu 100 % coton brûle rapidement, avec une flamme et dégage une odeur de papier brûlé. Il laisse des cendres grises, légères et friables.

  • Action des bases:

Les solutions alcalines faiblement concentrées n'altèrent pas les fibres de coton, ce qui permet le blanchiment. Par contre, une solution de soude (NaOH) concentrée modifie la structure du coton et ses propriétés. Cette capacité de la soude à modifier le coton est utilisée dans la mercerisation (rend les fils de coton brillants) et dans la fabrication des textiles artificiels. La soude avec le disulfure de carbone dissout la cellulose pour produire de la viscose.

  • Action des acides:

L'acide sulfurique concentré dissout le coton. À chaud, l’acide nitrique peut oxyder la cellulose dans une réaction explosive. À froid, il forme un ester: la nitrocellulose; on utilise ce procédé dans la fabrication de la poudre sans fumée. L’anhydride acétique agit sur le coton et est utilisé dans la fabrication de l’acétate de cellulose.

  • Action du chlore:

Le chlore brûle lentement la fibre de coton. Le chlore en solution très diluée est employé dans le blanchissement des fibres et des étoffes de coton.

  • Action de la chaleur:

Le coton supporte de hautes températures. On peut ainsi bouillir le coton blanc. D'autre part, le coton supporte le repassage à fer chaud (deux points sur les codes d'entretien). Un fer trop chaud peut néanmoins jaunir le coton blanc.

Différentes qualités:

La qualité d'une fibre de coton en sortie de culture est appréciée selon trois critères:

  • Longueur:

Le critère principal de qualité est la longueur de la fibre. La taille varie entre un et quatre centimètres selon les espèces. D’autre part les cotons les plus longs sont également les plus fins : cette finesse garantit de bonnes caractéristiques à la matière, car plus la fibre est longue, plus il est facile de la transformer en fil21.

Les fibres très courtes (linters) sont arrachées par des égreneuses spéciales et sont employées pour la fabrication de papiers ou de textiles artificiels sous forme de cellulose régénérée. C’est en Égypte que sont produites les fibres les plus longues (plus de 3,2 cm). On les appelle « longue soie » ou « longues fibres ».

  • Couleur:

La couleur varie du blanc crème au jaunâtre, le coton le plus blanc est plus recherché. Plus le coton est proche du blanc, plus il sera facile de le blanchir complètement pour le teindre ou l’imprimer.

  • Propreté:

Les fibres sont plus ou moins débarrassées de leurs impuretés.

Qualités des fibres:

La fibre de coton est très appréciée car:

  • c’est une fibre textile peu coûteuse;

  • le textile obtenu est doux et confortable;

  • la douceur du coton et la possibilité de l’aseptiser en font un textile privilégié pour les vêtements de bébés;

  • elle est hypoallergénique (très peu allergisant);

  • le coton est très sain pour le contact des muqueuses (d’autres fibres favorisent la macération et donc l’apparition de champignons);

  • le coton a une bonne perméabilité à l’air: il permet à la respiration cutanée de s’effectuer;

  • le coton est souple grâce au fait que les fibres sont vrillées (elles peuvent s’allonger de 5 à 8 %).

On peut lui faire subir divers traitements:

  • on peut le merceriser (rendre brillant à l’aide de soude);

  • il prend facilement les teintures;

  • on peut facilement imprimer sa surface;

  • on peut améliorer son pouvoir thermique en le grattant;

  • on peut l’empeser à l’aide d’amidon (ex. : bazin).

Il est facile d’entretien:

  • il est facile à laver;

  • on peut faire bouillir le coton blanc;

  • on peut le repasser à fer chaud;

  • on peut le nettoyer à sec.

Inconvénients des étoffes:

Malgré ses nombreuses qualités, le coton a néanmoins des inconvénients:

  • tendance à rétrécir;

  • pâlissement des teintures avec le temps;

  • sensible à l'humidité: il développe rapidement des moisissures s'il est mal stocké;

  • se déchire facilement.

Utilisation des fibres:

  • Fils:

Le coton est utilisé pour faire des fils mats ou brillants (mercerisés).

  • Tissage:

le coton est utilisé pour tisser des étoffes très différentes suivant la taille et la torsion des fils employés et d’autre part de leur mode de tissage.

  • Bonneterie

Le jersey de coton est employé dans la fabrication de nombreux articles de sous-vêtements, pour les T-shirts, les pulls, etc., pour l’homme, la femme et l’enfant.

  • Dentelle

Beaucoup de dentelles et de tulles sont en coton.

  • Ouate

La ouate, ou coton ouaté, est une sorte de coton plus fin et plus soyeux que le coton ordinaire et qui sert pour les pansements et la toilette ou à garnir un vêtement, une couverture, etc., entre la doublure et le dessus.

Dans la culture, plusieurs chansons évoquent ce produit : C'est la ouate (Caroline Loeb, 1986) ou Coton ouaté (Bleu Jeans Bleu, 2019).

  • Passementerie

Le coton est utilisé dans la fabrication des ganses, tresses, galons et franges.

  • Exemples de tissus:

Généralement, on appelle "cotonnades" l'ensemble des tissus réalisés à base de coton:

  • calicot (toile servant notamment pour réaliser les banderoles);

  • chambrai;

  • chintz (toile teinte ou imprimée d’aspect brillant et glacé);

  • coton à fromage;

  • gabardine;

  • moleskine;

  • organdi et organza;

  • percale;

  • piqué;

  • seersucker;

  • taffetas (toile à l’aspect craquant);

  • tarlatane;

  • toile de Jouy;

  • tissu éponge (serviettes de bain, gants de toilette, etc.);

  • vichy;

  • jeans (ou denim), toile de coton à armure de serge;

  • bazin;

  • mousseline (toile très fine et transparente au tombé fluide dû au fait qu’elle est réalisée à partir de fils très retordus);

  • madras (étoffe de coton et soie à carreaux) ;

  • jersey de coton (maille employée pour les T-shirts).

  • Qu'est-ce que des COULANTS?

 

Chaussures de type sandale qui comporte une bande de tissu sur le devant qui permet d’enfiler le pied.

  • Qu'est-ce que des COULISSES?

 

Désigne le lieu à l'arrière des podiums où se préparent les mannequins, top model, en compagnie des créateurs, des maquilleurs, des habilleurs, des coiffeurs, avant d’entrer en scène pour le défilé. Synonymes de backstage.

  • Qu'est-ce que la COUPE EN BIAIS?

 

Coupe en diagonale d'un vêtement pour accentuer les courbes, les formes et créer un effet godet. Découpe à 45° par rapport au fil de trame. Les pièces qui demandent de la souplesse sont coupées en biais.

  • Qu'est-ce que la COUTURE?

 

Une couture est l'assemblage de deux ou plusieurs pièces à l'aide de fil à coudre, soit manuellement avec une aiguille, soit en utilisant une machine à coudre ou une surjeteuse. La couture est utilisée dans la fabrication des vêtements, du linge de maison (draps, mouchoirs...), des éléments de décoration (nappes, rideaux, tentures...), des chaussures, de la maroquinerie (bagages, sacs...). La première utilisation connue du mot daterait du XIVème siècle.

Métier:

La couture est un métier, mais aussi un loisir. Le professionnel qui pratique la couture est appelé un couturier (ou une couturière). Ses principales tâches sont la confection, la retouche ou l'ajustement de vêtements. Généralement, le couturier est appelé à exercer son métier dans un établissement spécialisé en couture, chez un teinturier, dans une manufacture de vêtements, ou encore dans une boutique de vêtements habillés, lesquelles emploient habituellement leurs propres couturiers. Toutefois, on retrouve la pratique de la couture dans différents corps de métiers, notamment chez les militaires, chez les techniciens des matériaux ou encore dans les industries fabriquant des produits qui nécessitent l'assemblage de textiles comme les tentes, abris, cerfs-volants, courroies, harnais, étuis, métiers du spectacle, etc.

Au niveau historique, en France, la corporation des couturières existe depuis la fin du XVIIème siècle, période où les corporations passèrent complètement sous l'autorité du roi. Par l'édit du 13 mars 1673, Louis XIV prescrivit la constitution en communauté de tous les métiers dans les villes et bourgs. C'est à cet édit que la corporation des couturières de Paris doit son existence.

"Il n'appartiendra qu'aux marchands maîtres tailleurs, disaient les statuts des tailleurs de 1660, de faire et vendre toutes sortes d'habits et accoutrements généralement quelconques à l'usage d'hommes, de femmes et d'enfants". Cependant les tailleurs employaient beaucoup d'ouvrières; beaucoup de femmes, d'autre part, faisaient de la couture pour leur compte personnel malgré les statuts. Les couturières, au nombre peut-être de 3.000 à Paris, furent comprises en 1673, dans la liste des métiers de Paris à ériger en corporation. Ce ne fut toutefois qu'en 1675 que le roi ordonna la création, ayant entendu "la demande de plusieurs femmes et filles appliquées à la couture pour habiller jeunes enfants et femmes et ayant montré que ce travail était le seul moyen de gagner honnêtement leur vie"; ces femmes suppliaient qu'on érigeât leur métier en communauté. Elles représentaient "qu'il était assez dans la bienséance et convenable à la pudeur et à la modestie des femmes et filles de leur permettre de se faire habiller par des personnes de leur sexe lorsqu'elles le jugeront à propos, que d'ailleurs l'usage s'était tellement introduit parmi les femmes et filles de toute condition de se servir des couturières pour faire leurs jupes, robes de chambres, etc.; que nonobstant les saisies qui étaient faites par les jurés tailleurs et les condamnations prononcées contre les couturières, elles ne laissaient pas de travailler...". Les couturières furent en effet constituées en communauté et purent légalement servir leur clientèle et faire concurrence aux maîtres tailleurs qui restèrent, il est vrai, investis exclusivement du droit de confectionner le corset et le vêtement de dessus. Cet épisode donne une idée des mille rivalités de métiers et des entraves au travail qui étaient alors la conséquence de l'organisation corporative.

Conception d'un vêtement:

La conception d'un vêtement n'est pas le fruit du hasard: le vêtement qui l'habille a des règles d'architectures précises que même le plus grand des créateurs devra suivre. Ainsi, pour créer un vêtement, un couturier a deux possibilités: soit il utilise la technique du moulage qui consiste à utiliser un mannequin pour mouler le vêtement dessus et ainsi lui donner la forme voulue; soit il utilise la technique de la coupe à plat qui consiste à tracer le vêtement sur papier (soit à plat d'où le nom de cette technique). Il existe diverses méthodes de coupe à plat et plusieurs ouvrages lui sont consacrés. Une fois que le vêtement est entièrement tracé sur papier, on obtient un patron qui servira à couper les diverses pièces de tissu nécessaires à l'assemblage du vêtement.

 
  • Qu'est-ce qu'une COUTURE ANGLAISE?

 

Technique permettant d’obtenir des coutures nettes sur l’endroit comme sur l’envers du patron. Elle s’effectue en deux temps.

  • Qu'est-ce qu'un COUTURIER?

 

Désigne dans le domaine de la mode, le créateur qui dessine et confectionne ses propres modèles et collections.

  • Qu'est-ce qu'un chapeau de COWBOY?

 

Chapeau porté par les cow-boys qui comporte un pli assez profond au milieu de la calotte, des bords assez larges qui remontent au niveau des oreilles et un lacet de part et d’autre assez lâche qui descend jusque sur le cou.

  • Qu'est-ce que CRANTER?

 

Réaliser de petites fentes (droite ou en V) sur le bord du tissu l’aide de la pointe de ciseaux. Cranter va permettre d’indiquer les repères d’assemblage du patron. Une couturière va pouvoir aussi cranter dans la marge de couture pour donner plus de souplesse à l’ouvrage et pouvoir mieux le retourner.

  • Qu'est-ce qu'une CRAVATE?

 

Une cravate est une bande de tissu destinée à être passée autour du cou, sous le col d'une chemise, et qui se noue par devant. Elle dissimule les boutons de fermeture de la chemise. Elle peut être de différentes teintes, et présenter des motifs variés.

Il existe différents nœuds de cravate, qui peuvent être serrés ou lâches. Il existe également les cravates militaires, dites aussi cravates de sécurité, à clip rapide avec un nœud permanent. Elle fait surtout partie de la garde-robe masculine standard. Peu de femmes en portent une. Le plus souvent les femmes qui portent un tailleur ou un chemisier le font sans cravate. Il existe plusieurs largeurs de cravates (de 4 cm à 9,5 cm).

L'éventail des prix en est extrêmement ouvert, en Europe, de quelques euros à une centaine d'euros, autant selon le prestige du fabricant et le mode de commercialisation qu'à partir du coût réel de l'étoffe, du coût de la main-d'œuvre et du design.

C'est un objet n'ayant aucun intérêt vestimentaire particulier, servant seulement d'apparat, qui s'est imposé, durant le XXème siècle, comme un standard vestimentaire, souvent associé à la tenue d'un costume, chez les hommes aisés ou les hommes ayant un emploi les mettant en visibilité devant un public.

Le port de la cravate est autant perçu comme un signe de distinction sociale que comme une contrainte sociale quasiment toujours abandonnée hors de tout contexte professionnel.

Histoire de la cravate:

Les origines de la cravate sont anciennes. Les soldats de la garde personnelle de l'empereur Qin Shi Huangdi (IIIème siècle av. J.-C.) sont "cravatés" d'un nœud en soie comme le montre le mausolée de l'empereur Qin. Les orateurs et légionnaires romains portent le focalium (du latin fauces, la "gorge"), sorte d'écharpe en laine ou en soie autour du cou pour se protéger du froid. Parfois, ils nouent autour de leur cou une sorte de mouchoir appelé sudarium.

La cravate moderne est un attribut vestimentaire particulier d'un régiment de hussards croates (en serbo-croate: Hrvat; API: xřʋaːt), créé au XVIIème siècle sous Louis XIII, et dont l'uniforme comprenait une écharpe blanche dont la mode gagnera la cour de France. Ce régiment de cavalerie légère recevra de Louis XIV, en 1666, le nom de Royal-Cravates. Il est aujourd’hui le 10e régiment de cuirassiers de l'armée française. Le mot cravate tire de là son origine, une déformation du mot croate.

La mode du port de la cravate en Europe paraît débuter pendant ce siècle. Elle commence alors à remplacer les jabots de dentelle, qui eux-mêmes avaient supplanté les fraises, plus encombrantes et certainement moins confortables. La cravate est alors généralement une large bande de coton ou de lin, décorée de dentelles. Cette bande est enroulée autour du cou et nouée sur le devant en laissant pendre les deux extrémités.

Sous Louis XIV, on commence à agrémenter ce nœud de rubans multicolores. C'est également le Roi Soleil qui crée la "fonction" de "cravatier". Celui-ci dépend du "Grand Maître de la Garde Robe" dont la charge a été créée en 1669. Le cravatier appartient donc aux services de la chambre du roi et a le statut d'écuyer. Sa fonction est alors de choisir et d'ajuster la cravate du roi, mais également les boutons de manchette et les diamants.

Vers la fin du XVIIème siècle, c'est au tour de la cravate dite Steinkerque de faire son entrée. Elle apparut lors de la bataille des Flandres du même nom. C'est une cravate au nœud simple dont on passe l'un des pans dans la boutonnière. Celle-ci disparaît au début du XVIIIème siècle pour faire place à de nouvelles modes, notamment le "stock". Cette dernière est modifiée vers la fin du XVIIIème siècle par l'ajout d'un ruban noir entourant le cou et maintenant les cheveux derrière la tête. Cette cravate est la plus connue de ce siècle, et on la retrouve d'ailleurs dans bon nombre de reconstitutions historiques de l'époque.

Malgré quelques débats houleux sur la place sociale de cet accessoire, la Révolution française ne viendra pas à bout de la cravate, bien au contraire. Alors que les Français s'essaient à une cravate très bouffante, dite à la Garat, du nom du comédien l'ayant popularisée, les Britanniques ne jurent que par la cravate blanche aux nœuds complexes, à l'instar de George Brummell, grand dandy de son époque. Ce type de cravate de couleur noire, porté par Denis Diderot notamment, devient alors à la mode en France.

Peu de temps après, face à la difficulté de nouer ce genre d'accessoires (la plupart étant d'ailleurs vendus déjà montés), apparaît la cravate "régate" qui est véritablement l'ancêtre de notre cravate actuelle. C'est d'ailleurs au même moment qu'apparaît le nœud papillon moderne. Le cravatier new-yorkais Langdorf aura l'idée en 1924 de la couper en diagonale et de l'assembler en trois parties pour en simplifier l'usage. Une invention de taille qui viendra donner à la cravate son aspect actuel.

La cravate en tricot apparaît probablement dans les années 1920 aux États-Unis, de nombreuses photographies montrant par ailleurs l'écrivain Francis Scott Fitzgerald en porter, tout comme par la suite les acteurs Cary Grant et Paul Newman ainsi que le président John Fitzgerald Kennedy. Elle arrive en Europe dans les années 1950, est notamment portée par les Beatles. Lorsqu'elle se termine en pointe, la matière n'a pas été tricotée mais a été tissée sur un métier à plat: on parle alors de grenadine, et d'étamine si le tissu est très fin.

La cravate aujourd'hui:

Au fil des siècles, la cravate a évolué en suivant les codes de la mode. Pour preuve, entre les années 1960 et le début des années 1980, la largeur de la cravate a augmenté de quatorze centimètres. La cravate extra-large accessoirisait très bien le pantalon à pattes d’éléphant et la chemises à col "pelle à tarte" des années disco. Pendant la décennie suivante (années 1980) la cravate fine, également appelée "slim", la cravate tricot encore (appelée aussi cravate en tricot de laine) ou la cravate en cuir connaissent leurs heures de gloire.

Accessoire masculin elle s'est par la suite déclinée en un accessoire féminin, mais demeure, dans cet usage, assez marginale.

Aujourd’hui la cravate "standard" varie entre 7,5 cm et 8,5 cm de largeur sauf pour la "slim fit" des années 1960 qui fait son retour avec une largeur de 5 à 7 cm: si dans les années 1960, les Rolling Stones, les Kinks ou les Mods portent la cravate fine et influencent l'époque, celle-ci est remise au goût du jour quatre décennies plus tard, entre autres par Hedi Slimane chez Dior.

Accessoire usuel de la mode, la plupart des maisons de mode masculine en réalisent. Elle concurrence le nœud papillon comme accessoire du costume pour les grandes occasions et reste un élément de la tenue habituelle voire de la tenue règlementaire de certaines professions. Certains la considèrent cependant comme un accessoire trop sérieux, symbole du conformisme, de bureaucratie, de technocratie et de phallocratie, surtout depuis les années 1980. Face à ce sentiment, une mode venue des États-Unis, autorise les cadres à ne pas porter la cravate le vendredi, veille du week-end. C'est le Friday Wear, ou Casual Friday.

Principe de fabrication: l'étoffe d'habillage

Toutes les cravates utilisent une étoffe d'habillage.

L'étoffe d'habillage est une étoffe au moins choisie pour son aspect esthétique, sa première fonction est en effet de donner les motifs de la cravate: motifs géométriques et figuratifs, couleurs, reflets.

Au-delà des motifs une matière peut être par ailleurs préférée en raison de sa tenue spécifique, de son caractère précieux ou pour la facilité de son nettoyage.

Les étoffes suivantes sont le plus souvent employées: polyester, laine, lin, soie, ou bien le cuir.

Il existe trois procédés employés pour obtenir des motifs. Ces procédés peuvent être utilisés cumulativement pour l'obtention des motifs, c'est alors le dernier procédé employé pour la fabrication des motifs de l'étoffe qui est généralement déterminant sur les motifs obtenus et qui donne spécifiquement son nom à la cravate.

Les cravates tissées:

Les cravates tissées sont les cravates dont les motifs sont formés lors du tissage par l'entrelacement de fils préalablement sélectionnés pour leur matière, leur texture et la couleur dont ils ont été teintés. L'obtention des motifs par tissage est privilégié pour les cravates en laine et en lin. La méthode de tissage est également employée avec le polyester afin d'obtenir un effet moiré; elle permet avec la soie d'en orienter la brillance afin d'obtenir des contrastes variant avec le mouvement de la cravate et l'exposition à la lumière, voire d'obtenir un effet métallique spécialité de la maison traditionnelle Charvet Place Vendôme.

Les cravates imprimées:

Les cravates imprimées sont les cravates dont les motifs sont obtenus par la soumission d'un tissu, généralement tissé de fils teintés d'une couleur, ou d'une matière à la technique d'impression des motifs. Cette méthode permet de réaliser des cravates avec des motifs figuratifs, des motifs plus fins que ceux obtenus par le tissage, ou encore aux couleurs très diversifiées et complexes. Cette technique donne un rendu généralement mat ou uniformément brillant. Elle est privilégiée par la grande maison italienne E. Marinella.

Les cravates teintées:

Les cravates teintées sont les cravates dont les motifs sont obtenus par la soumission d'un tissu ou d'une matière à la technique de la teinture. Essentiellement utilisée pour le cuir, elle permet par ailleurs d'obtenir un effet de nuages ou brouillard de couleurs.

Procédés de montage:

Il existe deux grands procédés de montage d'une cravate: l'assemblage et le 7 plis.

  • Le procédé d'assemblage: 

Les cravates artisanales comme industrielles sont aujourd’hui généralement réalisées par l'assemblage de trois principales étoffes: une étoffe de matelassage est enveloppée de deux étoffes; l'étoffe d'habillage du côté exposé et sur la longueur de la partie destinée à être contre le corps; l'étoffe de doublure aux extrémités de la partie destinée à être contre le corps.

L'étoffe du matelassage est une étoffe légère mais relativement épaisse. Sa fonction est de donner l'épaisseur, la tenue et de maintenir la forme de la cravate. Cette étoffe est généralement de la ouate. Les indications sur le tissu employé (100 % soie, 80 % soie et 20 % lin…), sur les étiquettes des cravates, ne sont que celles de l'étoffe d'habillage.

L'étoffe d'habillage est découpée de façon à simplement envelopper complètement l'étoffe de matelassage et à être fermée avec des points de couture. L'étoffe de doublure est découpée de façon à simplement couvrir les extrémités de la cravate, dont l'étoffe de matelassage n'est pas cachée par l'étoffe d'habillage; la doublure est cousue à l'habillage.

  • La cravate sept plis:

Le nom cravate sept plis désigne des cravates formées avec un seul morceau d'étoffe qui en constitue l'épaisseur.

L'origine du nom sept plis renvoi au procédé de montage: l'étoffe (soit uniquement d'habillage, soit d'habillage doublée finement sans matelassage) est découpée en une forme spécifique. Ce morceau d'étoffe est ensuite replié sept fois sur lui-même de façon à donner la forme, l'épaisseur et la tenue à la cravate. Le pliage est enveloppé sur lui-même et fermé par des points de couture.

Il existe aussi des cravates neuf plis sur le même principe.

Il existe enfin de fausses cravates sept plis. L'apparition de ces fausses cravates repose sur le fait qu'extérieurement, sans démonter la cravate, le moyen de vérifier le procédé de fabrication sept plis est de constater six (le 7e étant au-delà du point de couture) ou sept des plis aux extrémités de la cravate. Partant de ce moyen de vérification faillible, certaines entreprises ont donc eu l'idée de fabriquer et vendre sous le nom "sept plis" des cravates sur lesquelles elles ont fait des plis à l'extrémité large ou aux deux extrémités, mais, au-delà de ce pliage, en ayant fabriqué cette cravate par la méthode de l'assemblage décrite ci-dessus: le démontage de ces cravates révèle alors que les plis s'arrêtent juste au-dessus des points de couture, et que l'intérieur de la cravate est rempli d'un matelassage. La production d'une cravate sept plis impliquant une grande quantité de tissu d'habillage, souvent de soie, un prix identique ou inférieur à des cravates fabriquées par assemblage est un indice d'une fausse cravate sept plis.

  • Qu'est-ce qu'un CRÉATEUR/STYLISTE?

 

Un créateur de mode ou styliste est une personne chargée de dessiner un ou plusieurs vêtements (pour alors former une collection) ; il effectue du stylisme. Le styliste peut également travailler sur mesure (à la demande du client). Le styliste peut travailler en équipe ou en solo.

Comme pour reconnaitre cette profession, en 1971 le Journal Officiel publie une définition du « Styliste industriel »1. En 1973, Yves Saint Laurent, qui avait lancé sa ligne de prêt-à-porter rive gauche dès le milieu des années 1960 déclare que la mode ne l'intéresse pas, le métier de stylisme ou de haute couture étant un art. Dès lors, les stylistes s'émancipent et deviennent les couturiers de l'industrie. Ils prennent le nom de créateurs de mode et lancent dans les années 80 des défilés de plus en plus spectaculaires.

Travail du créateur de mode/styliste:

Le styliste travaille en équipe ou seul avec un modéliste et des confectionneurs. Il dessine sa collection une année en avance, car il faut du temps pour la créer. Pour ses créations, il peut s’inspirer de tableaux, de photographies, de cultures, de bâtiments. Il fait d'abord un choix de tissus. Pour avoir des idées de tissus, il peut par exemple aller au salon français Première Vision (salon regroupant 90 % des fabricants de tissus). Puis, ses tissus choisis, il dessine ses vêtements et après plusieurs essais, il peut terminer son dessin. Ses dessins passeront ensuite entre les mains d'un modéliste. C'est un métier où l'on doit savoir très bien dessiner. Une styliste doit avoir l'esprit du travail collectif.

Un styliste de mode dessine des centaines de modèles par saison, les stylistes s'inspirent en fonction du goût de la clientèle, et de la mode du moment, les thèmes et les matières sont choisis d'après un plan de collection défini en comité de sélection. Un styliste peut être « freelance » (indépendant) ou salarié d'une entreprise, certains travaillent parallèlement pour le domaine français de la haute couture, d'autres pour le prêt-à porter vendu dans la grande distribution, la VPC (Vente par correspondance) ou par une seule ou plusieurs boutiques.

Il y a plusieurs formations permettant d'accéder à la profession. Le niveau minimum souhaité se situe à bac + 2. Le BTS vêtement (création et mesure) constitue le 1er niveau de qualification. À bac + 2 : on trouve le BTS création de mode, textile et environnement option mode ou option textile, matériaux et surface, le BTS industries des matériaux souple option modélisme industriel. À bac + 4 ou bac + 5 : le diplôme supérieur d'arts appliqués mode-environnement, en deux ans après un BTS.

De nos jours, les stylistes, intégrant les grandes marques internationales, se doivent d'être pluridisciplinaires. Outre l'aspect vestimentaire et « créatif », leur périmètre de responsabilités s'étend parfois aux accessoires, aux parfums, à la mise en scène des défilés ou vitrines, à l'image de la marque, ou encore à son influence sur internet.

Conditions de travail du créateur/styliste:

Cette profession s'exerce généralement à domicile ou chez l'employeur (entreprise de confection, de prêt-à-porter, bureau de design, bureau d'études, entreprise industrielle, etc.). Les visites aux unités de production entraînent de fréquents déplacements. Les horaires de travail sont souvent irréguliers et conditionnés par les délais de livraison ou par les dates de manifestations commerciales (défilés, salons, etc.). L'activité implique une collaboration avec les clients et les spécialistes d'autres secteurs (ergonomes, sociologues, informaticiens, designers, modélistes, spécialistes mercatique (marketing), ingénieurs, etc.). Le recours aux techniques d’assistance informatique (DAO) est en plein essor.

Formation:

Il n'existe pas de conditions strictement définies pour accéder à cette fonction. De nombreuses écoles d’arts possèdent une section design. Il existe aussi une formation spécifique à la confection textile, à la création de mode, à la couture et à la fabrication de costumes de spectacles. Dans la plupart des cas, l’apprentissage seul ne garantit pas l’accès direct à un poste à responsabilités, une période intermédiaire d'assistant est généralement nécessaire.

Le diplôme d'état est le BTS création de mode ou Bac+ styliste. Mais il faut savoir que des diplômes sont délivrés par des écoles de mode. Certaines d'entre elles proposent des titres certifiés par la Commission nationale de la certification professionnelle, ce qui garantit une qualité d'enseignement correspondant aux exigences du métier. Pour beaucoup d'étudiants, il est plus intéressant de faire un certificat d'école.

  • Qu'est-ce que des chaussures CREEPERS?

 

Chaussures à très grosses semelles de crêpe, épaisses et hautes, assez souvent noires, qu’affectionnent les adeptes du style dandy, mais qui a été popularisé en Angleterre par les punks et les gothiques à partir des années 1970.

  • Qu'est-ce qu'un CRÊPE?

 

Le crêpe est un tissu qui a été façonné pour avoir une apparence ondulée.

L'appellation provient du latin crispus, qui veut dire frisé, ondulé, et a évolué en "cresp" en ancien français puis crêpe.

Le crêpe peut se tisser avec de la soie ou de la laine, mais on en fabrique également aujourd'hui avec du polyester mais aussi avec du coton. Le tissu est torsadé très fortement et éventuellement chauffé pour déformer ses fibres dans une direction souhaitée.

Jusqu'au début des années 1900, dans le monde occidental, le crêpe noir était porté en signe de deuil: on revêtait une étoffe de crêpe noir à son manteau ou autour du bras. "Mettre du crêpe à son habit" révèle donc se mettre en deuil.

  • Qu'est-ce que LE CRIN?

 

Le crin est une fibre longue et épaisse. Il peut être d'origine animale ou végétale.

LE CRIN ANIMAL

Le crin animal (poils ou queue) est fourni par le cheval, le porc ou d'autres animaux.

Le crin de cheval sert notamment à fabriquer les archets des instruments à cordes frottées.

Le crin de porc sert notamment au garnissage en ameublement.

Les deux types de crins ou soies sont utilisés pour la fabrication de pinceau, brosse, balai, etc.

LE CRIN TEXTILE

On appelle également crin les fibres issues de certaines espèces végétales comme les feuilles de palmier, de coco ou de courge Luffa.

On distingue :

  • le crin crépi (bouilli), qui sert pour les rembourrages. En garnissage, on utilise généralement du crin cardé ;

  • le crin plat, utilisé dans la fabrication des brosses, pinceaux et tissus. Au début du XVIIIème siècle, il s'emploie dans l'ameublement. À partir du XIXème siècle, il double et raidit les cols des uniformes militaires, les sacs et les chapeaux. Dès 1840, le crin sert à confectionner les jupons. Le crin se commercialise en tissu ou en bande. C'est un tissu rigide, léger et solide. Il s'utilise aussi pour créer des effets de volume ou pour garnir les costumes et les coiffures.

  • Qu'est-ce qu'une CRINOLINE?

 

Désigne en premier lieu un tissu de lin et de crin assez rigide qui servait à fabriquer les cols d’officier avant de passer sous les jupes des dames permettant ainsi de leur donner un aspect en corolle. Remplacées par des jupons plus légers par la suite, les crinolines reviennent de temps en temps à la mode dans la Haute Couture pour donner encore plus de faste aux créations.

  • Qu'est-ce que le CROCHET?

 

En couture, désigne une aiguille spécifique qui permet de tisser la laine d’une certaine manière, pour réaliser des vêtements et des accessoires en maille. Mais peut égaler signifier une accroche comme celle que l’on trouve sur les corsets et qui sert à rapprocher les deux bords d’un vêtement.

  • Qu'est-ce qu'un CROQUIS?

 

Dessin que le couturier  réalise en première ébauche des vêtements qu’il va créer, et qui évolue au fil de son trait pour devenir une robe, un pantalon, une veste ou toute autre pièce qui fera partie de sa prochaine collection.

  • Qu'est-ce que la CROÛTE DE CUIR?

 

Provient de la refente des cuirs épais en deux feuilles : la partie supérieure donne le cuir, et la partie inférieure, côté chair, donne la croûte.

  • Qu'est-ce que le CUIR?

 

Peau tannée de provenance animale qui sert à la confection d’accessoires, de sacs, de chaussures et de vêtements. Utilisé dans tous les secteurs de la mode et de la Haute Couture, plus ou moins travaillé avec raffinement et orné ou non de boucles, passementeries, décorations. Pour la fabrication d’articles de luxe sont surtout utilisés les cuirs onéreux de serpent, crocodile, veau au toucher et à l’allure particulière.

  • Qu'est-ce que le CUIR VERNI?

 

Cuir revêtu d’une mince couche de plastique lui donnant un aspect très brillant. Utilisé pour les chaussures et les sacs pour donner un style particulier aux accessoires.

  • Qu'est-ce qu'une CUISSARDE?

 

Cuir revêtu d’une mince couche de plastique lui donnant un aspect très brillant. Utilisé pour les chaussures et les sacs pour donner un style particulier aux accessoires.

  • Qu'est-ce qu'une CULOTTE?

 

À l'origine, désigné un vêtement à jambe allant de la taille aux genoux. Aujourd'hui, c'est un sous-vêtement féminin qui s'arrête sur le haut des cuisses.

  • Qu'est-ce que CUSTOMISER?

 

Fait de personnaliser un vêtement, avec des accessoires, un port particulier, des teintures, des coutures spéciales, qui peuvent ainsi transformer un basique en une pièce unique.

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LE GRAND ATELIER

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