Définitions lettre D

Qu'est ce que c'est?/

Le dictionnaire de la mode

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Définitions par lettre

A   B   C   D   E   F   G   H   I   J   K   L   M   N   O   P   Q   R   S   T   U   V   W   X   Y   Z

DÉFINITION D

  • Qu'est-ce que le DAIM?

 

Le daim est un animal protégé et sa peau n’est quasiment jamais employée pour réaliser des chaussures ou des sacs. En réalité, employer l'appellation "daim" est pour ainsi dire une erreur de langage, il serait plus logique de parler de "cuir retourné" ou encore de "cuir velours" étant donné que ce matériau que l’on nomme daim est en réalité un cuir classique ayant reçu une transformation sur l’envers pour lui conférer un aspect daim.

Le daim n’est finalement qu'un cuir classique traité autrement!

  • Qu'est-ce qu'un DAMAS?

 

Tissu de soie ou parfois mélangé, originaire de la ville de Damas, présentant des motifs en relief satinés, formés par tissage, sur un fond mat. Sert à la confection de robes élégantes, de chemisiers.

  • Qu'est-ce qu'un DAMASSÉ?

 

Se dit d'un tissu travaillé à la manière du Damas.

  • Qu'est-ce qu'un DANDY?

 

Un dandy est un homme se voulant élégant et raffiné, se réclamant du dandysme, courant de mode et de société venant de l'Angleterre de la fin du XVIIIème siècle, mais aussi d'une affectation de l'esprit et de l'impertinence.

Étymologie et évolution du sens:

L'origine du mot est obscure. Le terme d'excentricité, défini comme une manière d'être, notamment dans l'habillement et l'apparence, qui rompt totalement avec la règle du commun des hommes, a commencé à s'appliquer au comportement humain dans les années 1780; parallèlement, le mot dandy apparaît vers la fin du XVIIIème siècle, se distinguant de l'excentricité car il "joue avec la règle" mais la respecte encore: dans les années précédant la Révolution américaine, le premier couplet et refrain de la chanson Yankee Doodle tourne en dérision la pauvreté et les manières vulgaires des colons américains, suggérant qu'un Américain moyen possédant un simple poney et un vêtement orné pouvait être qualifié de "dandy" par rapport à ses compatriotes, suggérant aussi qu'un beau cheval et des vêtements à galons d'or permettaient de distinguer le macaroni anglais (appelé en France l’"élégant" ou le "merveilleux").

Une autre origine possible est le dandy prat, pièce de monnaie de peu de valeur utilisée au XVIème siècle sous Henri VIII, terme s'appliquant par la suite aux jeunes hommes médiocres mais qui veulent briller par leur habillement.

Selon le biographe d'Oscar Wilde, Daniel Salvatore Schiffer, le mot dandy date d'environ 1780: dans une ballade écossaise anonyme est mentionné un jeune homme efféminé surnommé Andrew (diminutif Andy), "coq du village" raillé par la population notamment lorsqu'il se dandine derrière une jeune fille ("Andy is dandeling"). Dandy serait donc un mot-valise formé à partir du verbe "dandle" et d'"Andy", désignant dans la région frontalière entre l'Angleterre et l'Écosse (Border ballad) de jeunes gens qui fréquentaient l'église ou la foire annuelle dans une tenue excentrique. Ce mot à la mode fut adopté vers 1813-1819 à Londres pendant les guerres napoléoniennes à propos du fashionable, "élégant" suivant la mode (le représentant type est George Brummell), le dandy se différenciant parfois en créant lui-même la mode et un certain mépris du savoir-vivre. Ce terme apparaît ensuite en France qui connaît une vague d'anglomanie sous la Restauration, comme en atteste l'apparition de mots liés à la mode: fashion, snob, smart, select. Dans le slang de l'époque, un "dandy" se différencie d'un "Fop" par une robe plus raffinée et sobre.

Au XIXème siècle, il prédomine chez le romantique français voulant être "reconnu" dans la société (Stendhal, Eugène Sue voire Baudelaire, poètes de la Jeune-France). Alors qu'il devient nettement péjoratif chez Littré qui le définit comme un "homme recherché dans sa toilette et exagérant les modes jusqu'au ridicule", certains écrivains comme Baudelaire, Barbey d'Aurevilly ou Villiers de l'Isle Adam privilégient son sens esthétique et spirituel à celui de l'élégance vestimentaire, bien que ce dernier sens reste courant à toute époque.

Au XXIème siècle, le mot dandy est un adjectif badin, souvent sarcastique pour signifier "beau". Lorsqu'il est utilisé sous la forme d'un substantif, il se réfère à un homme à l'apparence soignée et bien habillé, plus souvent à un homme narcissique.

Description:

Cultivant l'élégance, la finesse et l'originalité, le style "dandy" s'attache principalement au langage et à la tenue vestimentaire.

La définition d'un dandy pourrait être "homme à l'allure précieuse, originale et recherchée, et au langage choisi". Mais le dandysme n'est pas une esthétique fixée: il peut être protéiforme, et le dandysme d'un George Brummell, souvent considéré comme originel, est très différent du dandysme d'un Oscar Wilde.

 

Eugène Sue en 1837 par François-Gabriel Lépaulle

Dans sa biographie d’Eugène Sue, dont les camarades de collège moquaient l’élégance en le surnommant "le Beau-Süe", Jean-Louis Bory propose un historique du dandysme: "Le petit marquis talons rouges de Louis XIV, devenu le roué de la Régence, devenu le petit maître style Louis XV, devenu le mirliflore de l'époque Louis XVI, devenu le muscadin de Thermidor, devenu l'incroyable du Directoire, est devenu le fashionable de la Restauration, qui devient le "lion" de la monarchie de Juillet, qui va devenir le gandin du Second Empire, contemporain de la biche et du daim (affligeante zoologie, successeurs minuscules, caricatures abâtardies, imitations essoufflées du lion) qui deviendra, de dégénérescence en dégénérescence, le gommeux, le cocodès, le petit crevé de la Troisième République, le "swing" et le "zazou" de Vichy et de l'occupation Allemande".

Plus loin, il en dépeint l’attitude, expliquant en quoi il se différencie du "lion" dans les années 1830: "Brummell est dieu, d'Orsay est son prophète. On se sent, on se veut à ce point différent et au-dessus des autres que choses et gens n'existent plus. Le dandy ne les voit plus, il n'en est plus, il ne peut plus en être touché. Être surpris, admirer, c'est se reconnaître inférieur. D'où le flegme, cette armure glaciale. Et pour seules attitudes possibles l'ennui, ou les attitudes qui traduisent un mouvement (quand on daigne se mouvoir) du haut vers le bas, condescendantes: le mépris gourmé, la politesse, qui se doit d'être irréprochable, et les différentes formes d'ironie qui vont de la plaisanterie entre pairs, l'humour, jusqu'à (puisqu'elle s'unit au dédain de plaire) l'insolence la plus cinglante. Seul point, peut-être, sur lequel on se sépare, mais subtilement du dieu Brummell: "la convenance exquise". Brummell était à ce point certain que rien de commun ne pouvait exister entre lui et les autres, qu'il n'était même plus besoin qu'il s'en distingue: un homme bien mis ne doit pas être remarqué. Le pur dandy partage ce point de vue, le lion non. Il préfère une toilette recherchée, voire fracassante: cannes "étourdissantes" chères à Balzac, monocles carrés, redingotes balayeuses, gilets pharamineux. Et les inévitables gants jaunes".

Selon lui, la psychologie du dandy oscille entre frivolité arrogante et révolte contre l’ordre bourgeois: "C'est, on en convient, accorder beaucoup d'importance à sa petite personne. Ce cancer de la self-respectability conduit le dandy, prétend Balzac, à devenir "un meuble de boudoir, un mécanisme extrêmement ingénieux, mais un être pensant, jamais". C'est se montrer trop sensible aux apparences, et confondre une impassibilité proche, en effet, de celle d'un objet avec le néant. Mais chez quelques-uns d'entre eux (ceux qui intéresseront Balzac: les Marsay, les Rastignac, les Trailles), il y a des griffes quelque part. Le dandysme est autre chose qu'une affectation imbécile. C'est une morale. Mieux: c'est une arme. Pareille haine pour la morale épicière. Pareille volupté secrète de se sentir membre d'une élite, dispensé de cette morale, hors la loi commune, au-dessus d'elle. Le dandysme est la manifestation extérieure (volontairement désinvolte puisque cette désinvolture participe de l'arsenal belliqueux) d'une opposition profonde aux contemporains; la transposition d'un héroïsme révolutionnaire sur le plan, apparemment frivole, d'une activité éphémère — puisque la mode change sans cesse — et violemment moderne — puisque la mode se confond avec la plus fine pointe du présent. Double façon (par l'éphémère et le moderne) de fracasser élégamment le sérieux des autres qui s'appuie sur le durable, et, par conséquent, sur le passé".

Le dandysme constitue aussi une métaphysique, un rapport particulier à la question de l'être et du paraître, ainsi qu'à la modernité. De nombreux auteurs, la plupart du temps eux-mêmes des dandys, se sont interrogés sur son sens. Ainsi, dans un contexte de décadence, Baudelaire identifie le dandysme comme le "dernier acte d'héroïsme" possible, recherche de distinction et de noblesse, d'une aristeia de l'apparence:

"Le Dandy doit aspirer à être sublime sans interruption, il doit vivre et dormir devant un miroir"

— Baudelaire, Mon cœur mis à nu

Identifié, souvent à tort, comme une simple frivolité, le dandysme, au contraire, se pense par ses pratiquants, surtout au XIXème siècle, comme une ascèse et une discipline extrêmement rigide et exigeante. Ainsi, toujours selon Baudelaire: "Le mot dandy implique une quintessence de caractère et une intelligence subtile de tout le mécanisme moral de ce monde".

Le dandysme constitue un jeu permanent sur l'être et le paraître qui explique que l'on ne distingue pas véritablement les dandys de chair de ceux de papier.

Dans les romans de La Comédie humaine, Honoré de Balzac a présenté toute la gamme des dandies dont les représentants les plus caractéristiques sont Henri de Marsay: "le jeune comte entra vigoureusement dans le sentier périlleux et coûteux du dandysme. Il eut cinq chevaux, il fut modéré: de Marsay en avait quatorze" ou Maxime de Trailles: "Monsieur de Trailles, la fleur du dandysme de ce temps là, jouissait d'une immense réputation".

Dans la vie réelle, Balzac avait une grande admiration pour le "dandy-lion" Charles Lautour-Mézeray, journaliste et mondain, qui lui a servi de modèle pour le personnage d'Émile Blondet. Il a en outre donné de nombreuses interprétations sur la notion de dandysme dans des articles parus dans La Mode et dans son Traité de la vie élégante, 1830. Le dandy le plus connu était George Brummell, dit le "beau Brummell". C'était un courtisan qui fréquentait la cour d'Angleterre. Ses héritiers sont notamment Barbey d'Aurevilly, Oscar Wilde, Robert de Montesquiou, Paul Bourget ou Baudelaire en France.

Le dandysme suppose un caractère personnel très altier, élégant, raffiné, voire arrogant, et il est une idée très répandue d'estimer que le dandysme perdure de nos jours par cette forme. Mais il s'agit là plus de l’"esprit dandy" que de dandysme véritable, le mouvement comprenant en sa définition même son caractère autodestructeur.

Souvent assimilé au snobisme, le dandysme en est pourtant différent puisque le snob et le dandy hiérarchisent de façon inverse la personne et le groupe.

  • Qu'est-ce qu'un DÉBARDEUR?

 

T-shirt sans manche avec une encolure assez ouverte.

  • Qu'est-ce qu'un DÉCATISSAGE?

 

Préparation du tissu (lavage et repassage). Elle doit être identique avant et après couture pour éviter une mauvaise surprise (rétrécissement ou changement de couleur après passage dans la machine à laver).

  • Qu'est-ce qu'un DÉCOLLETÉ?

 

Le décolleté est une encolure très large de certains vêtements, qui laisse dénudée une partie de la gorge et des épaules à partir de celle-ci, ainsi que du haut de la poitrine, de manière plus ou moins prononcée. Le haut du dos peut aussi être révélé. Les décolletés sont courants sur les robes, notamment les tenues de soirée, et se présentent également sur d'autres types de vêtements (débardeur, chemisier, etc.). Le décolleté désigne également la partie du corps ainsi montrée; il est ainsi courant de parler d'un "beau décolleté".

En Occident, les décolletés sont un signe de féminité et un moyen de séduction, qui mettent en valeur la poitrine, en la révélant plus ou moins, ainsi que les épaules et la nuque. Les formes les plus courantes sont le décolleté bateau, en forme de V, carré, en collier ou en tube.

Influençant les contacts sociaux en Occident, les décolletés sont fréquents sur les tenues de soirée et de vacances mais sont plus rares dans la vie professionnelle. Ils sont considérés comme choquants et provocants dans certaines régions du monde.

Les robes décolletées ont fait leur apparition à la suite des changements culturels de la Renaissance. Ils ont reflué sous le poids de la censure puritaine à différentes époques. Revenus en grâce au XVIIème siècle, ils ont à nouveau brièvement reculé dans les années 1900, lorsque les règles sociales imposaient de couvrir presque tout le corps, avant de s'imposer à avec la libération des mœurs au XXème siècle.

En pratique:

Le décolleté est une encolure courante des robes de soirées, des robes de mariée, des débardeurs, des habits de sport et de plage. Dans les codes de la mode occidentale il est symbole de féminité à la manière des jupes ou des souliers hauts talons.

Les formes populaires de décolletés sont:

  • "décolleté bateau": l'encolure descend juste en dessous de la clavicule, la robe peut avoir des manches.

  • "collier": les deux bretelles sont attachées ensemble à l'arrière du cou.

  • "décolleté carré": une découpe en carré, verticales au niveau des bretelles, et horizontales au niveau de la poitrine.

  • "décolleté en V": les bretelles sont découpées en deux lignes obliques, qui se croisent entre les seins.

  • "sans manches": l'encolure est horizontale, et maintenue aux épaules par deux fines bretelles.

  • "tube": une encolure horizontale, sans bretelles, laissant les bras et les épaules complètement nus.

Le décolleté met en valeur la poitrine et est un moyen de séduction. Le magazine femme actuelle, dans son article de 1994 "la séduction d'un joli décolleté" affirme que "rondeur et fermeté font le charme des décolletés". Les vertus séduisantes du décolleté sont exploitées dans le marketing et la publicité, combinés avec une bonne argumentation. Il est reconnu qu'une vendeuse peut obtenir une décision d'achat uniquement en raison de son joli décolleté.

Les décolletés sont typiques des robes de soirée. Quelle que soit la variété de ces robes, elles comportent toujours un large décolleté et un corset. Cette robe longue et luxueuse, aux épaules dénudées, attire l'attention sur la femme qui la porte. Les décolletés sont parfois accompagnés d'un soutien-gorge pigeonnant. Ce type de sous-vêtement rembourré, lancé dans les années 1990, ramasse les seins, les met en valeur et promet "une poitrine de rêve et un beau décolleté".

Les débardeurs à décolleté sans manches, accompagnés d'une minijupe, sont un habit courant des jeunes européennes en vacances. Ce type d'habillement, apprécié pour aller danser en discothèque, est déconseillé, voire interdit sur la place de travail, où la tenue ordinaire des femmes sont les jupes, les robes, les pantalons ou les tailleurs. Il arrive que des entreprises interdisent formellement à leurs employés de porter des habits trop décolletés, sans manches, tels que des débardeurs, des t-shirt à dos nu, ainsi que les jupes très courtes.

Les décolletés sont également courants chez les Tsiganes. la femme tsigane, gardienne de l'honneur de la famille, est supposée couvrir ses jambes jusqu'au milieu des mollets. La femme mariée couvre typiquement sa tête avec un foulard. Il n'y a pas de honte pour la femme rom de porter des habits décolletés, et il est plutôt rare de voir une femme rom qui ne porte pas un débardeur largement décolleté.

En Occident, le décolleté tout comme la minijupe sont des signes de féminité, au point que certaines femmes préféreraient que la société porte moins d'attention à leur poitrine. Les décolletés sont cependant déconseillés aux chefs d'entreprise parce qu'ils risquent de distraire les auditeurs et sont interdits dans les édifices religieux, notamment en Italie. Les décolletés sont plus ou moins bien tolérés dans le monde: ils sont considérés comme provocants et peu tolérés en Tunisie; sont déconseillés aux Maldives. Au Burkina Faso, les cuisses sont considérées comme plus intimes que le décolleté et les shorts sont réservés aux enfants. Les décolletés très profonds sont déconseillés en Thaïlande. Au Paraguay, le mannequin local Larissa Riquelme est devenue célèbre en raison de ses décolletés.

  • Qu'est-ce qu'un DÉCOLLETÉ CARRÉ?

 

Encolure taillée de manière rectiligne, en carré.

  • Qu'est-ce qu'un DÉCOLLETÉ EN V?

 

Encolure en forme de V, sur un t-shirt, une robe, qui peut parfois descendre dans un effet des plus plongeants jusqu’au nombril.

  • Qu'est-ce qu'un DÉFILÉ?

 

Terme qui désigne le fait par un couturier de présenter à la presse et à ses clients sa collection automne-hiver ou printemps-été, au cours d’un show, où tous les modèles qu’il a conçus défilent sur le podium ou la scène portés par des mannequins.

  • Qu'est-ce que DÉGARNIR LES COINS?

 

Découper l’excédent de tissu au niveau des coins dans la marge de couture.

  • Qu'est-ce que DÉGRADÉ?

 

Motif dont les nuances se fondent de la  plus foncée à la plus claire, très utilisé en textile, mais aussi dans la manière de s’habiller pour ne pas jouer la carte de l’uniformité.

  • Qu'est-ce qu'un DÉLAVÉ?

 

Désigne la nuance d’un textile ou d’un vêtement  qui a été obtenue en le soumettant à de nombreux lavages pour l’adoucir, le vieillir artificiellement, et lui donner un style particulier.

  • Qu'est-ce qu'un DENIER?

 

Mesure d'usage de la grosseur d'un fil. Correspond au poids en grammes de 9000 m de fil. Sert notamment à caractériser l'épaisseur et la résistance des bas et collants.

  • Qu'est-ce qu'un DENIM?

 

Tissu de coton utilisé notamment pour la confection de jean, mais aussi de robes, vestes, sacs... Doit son nom à la ville de Nîmes.

  • Qu'est-ce qu'une DENTELLE?

 

Tissu très délicat, autrefois fabriqué à la main, en entrelaçant des fils de coton pour former un motif ajouré, ravissant et féminin. La dentelle est très utilisée en lingerie, mais aussi dans la confection de robes, tops, chemises, donnant un effet léger, virginal et transparent.

  • Qu'est-ce qu'une DENTELURE?

 

Technique selon laquelle l'ourlet d'un vêtement monte et descend, formant ainsi un motif répétitif.

  • Qu'est-ce que des DERBIES?

 

Chaussures assez robustes, en cuir, qui comportent cinq œillets où sont glissés les lacets de chaque côté de l’empeigne, et qui donne un style assez classique prisé des joueurs de golfs.

  • Qu'est-ce qu'un DÉSHABILLÉ?

 

Vêtement féminin d'intérieur confectionné en matière fluide et légère.

  • Qu'est-ce qu'une DOUDOUNE?

 

Veste épaisse et chaude qui présente un aspect matelassé, car elle est rembourrée à l’intérieur par du duvet synthétique ou naturel à la manière des couettes. Utilisée à l’origine pour le ski elle s’est démocratisée pour descendre dans la rue à partir des années 80 devenant un vêtement sportswear citadin pour les journées hivernales, et fait parfois la une des collections de Haute Couture agrémentée de quelques accessoires de luxe.

  • Qu'est-ce qu'un DOS NU?

 

Vêtement féminin noué autour du cou, laissant ainsi le dos dénudé. Il peut s'agir de robe, d'un top... Donne tout de suite un côté très sensuel et élégant. Idéal également pour l'été.

  • Qu'est-ce qu'une DOUBLURE?

 

La doublure désigne une ou des pièces de tissu ajoutée à l'intérieur d'un vêtement généralement pour en augmenter le confort en se superposant aux coutures.

Histoire:

Jusqu'au XIXème siècle, les doublures des vestes de costume sont généralement en satin de coton, qui a la particularité d'être épais et chaud. Dans les années 1880 apparaissent en France et en Allemagne les premières soies végétales (viscose), qu'on appelle commercialement "rayonnes". En 1918, l'Allemand J. P. Bemberg créé le cupro, une version haut de gamme de la viscose, toujours utilisé de nos jours pour réaliser les doublures des vestes de qualité. Les doublures des vestes de prêt-à-porter, elles, sont faites à base de pétrole ou en polyester, de moins bonne tenue.

  • Qu'est-ce qu'une DOUBLURE CONTRASTANTE?

 

Élément rajouté au vêtement pour lui donner un style particulier, ne possédant pas la matière ou la coupe dans laquelle il est déjà taillé ce qui apporte un effet décalé.

  • Qu'est-ce que le DOUBLE RETORS?

 

Double retors, two-ply, two-fold... Ce sont les termes que vous remarquerez peut-être lorsque vous faites attention à l'étiquette lors de vos achats, en particulier ceux liés aux chemises. Le double retors fait référence à la torsion de deux fils très minces ensemble pour former un fil qui est plus solide, plus lisse et plus durable qu'un seul fil. Par conséquent, le tissu tissé à partir de fils double retors est plus doux, a un effet satiné légèrement brillant, un meilleur drapé et une meilleure rétention et durabilité.

Il y a même trois des fils triple ou quadruple torsions... Pour les plus experts, l'explication se situe dans les nombres utilisés pour trier les fils en fonction de leur épaisseur: quand on parle par exemple d'un tissu 140/2, cela veut dire que les fils utilisés ont été constitués de 2 fils d'un diamètre de 140's torsadés (double retors). Ce genre de tissu n'est employé que pour les chemises sur mesure ou de luxe. La taille 140/2 est l'un des meilleurs choix pour les magnifiques tissus de chemise (comme la soie) sans pour autant être trop fins.

Nous pouvons passer en revue la collection "Diamant" du prestigieux tisserand David & John Anderson, qui comprend ses tissus les plus luxueux: Millenium Star 330/3 (fil extra fin torsadé 3 fois "Giza 45" ): combinant des fibres de coton égyptien extra-longues, et même le Golden Jubilee 330/4 ... Ces tissus ultra-luxueux proches de la soie sont très fragiles et plus sujets aux plis et au froissage...

 
  • Qu'est-ce qu'un DRAPÉ?

Désigne le tombant d'une étoffe, la manière de placer les plis d’un vêtement ou d’un tissu de manière à lui donner un effet ou un style.

  • Qu'est-ce qu'un DRAPIER?

 

Un drapier est une personne dont l'activité est de fabriquer des draps et de les vendre.

Au Moyen Âge, cette profession était exercée entre autres par de riches corps de marchands. Ceux-ci organisent la production du tissu en contrôlant plus ou moins toute la filière de production textile.

Ils achètent le tissu grossier auprès de tisserands et le transforment en produit fini en trois grandes étapes.

En premier lieu, ils le donnent à des pareurs, ou lisseurs, qui doivent lui enlever les nœuds et le feutrer pour l'adoucir.

Ensuite, ils le confient à des foulonniers, qui foulent les tissus au pied pour lui donner plus de corps. Au fur et à mesure de l'avancée du Moyen Âge, cette étape est confiée à des moulins hydrauliques en plaçant des maillets sur les arbres à cames, ces moulins sont appelés des Foulons.

Ensuite, ils le teintent, étape délicate qui donne une grande valeur ajoutée au produit.

Pavillon des drapiers:

De 1648 à 1868 il existait au 11 rue des Déchargeurs un Pavillon des Drapiers. Construit par les architectes Sebastian Bruant et son fils Jacques Bruant le bâtiment était un chef-d'œuvre de l'architecture dans le classicisme français. Le Pavillon a été remplace par la Cremerie de Paris qui est redevenue un haut lieu de la mode.

  • Qu'est-ce qu'un DROIT FIL?

 

Il faut toujours couper un tissu dans le sens du droit fil pour éviter qu’il ne se déforme.

 
  • Qu'est-ce qu'un DUFFLE-COAT? (CANADIENNE)

Manteau court à capuche, fermé par des boutons brandebourg et dont les poches sont plaquées. Il tient son nom de « duffle » qui est une sorte de laine très épaisse et chaude.

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